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Entre cousines / Ripoulejo

 
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Ripoulejo


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MessagePosté le: Ven 7 Oct - 12:21 (2016)    Sujet du message: Entre cousines / Ripoulejo Répondre en citant

Corrigé par Redflag

Entre cousines

Chapitre 1

Je m'appelle Charlotte.
J'ai grandi avec ma cousine Delphine, nous avons quatre mois de différence à son avantage et je la vénère.

Nos mères habitant dans le même quartier à l’époque, nous étions inséparables depuis toujours.

Nous avions douze ans quand son père a été muté à l'autre bout du monde, en Polynésie Française.
Ça a été dur pour tout le monde, mais surtout pour nous deux.
Heureusement qu'il y avait Internet et nous y discutions souvent.
Avec douze heures de décalage horaire, ce n’était pas facile de trouver un créneau et nous n'avions en général que cinq ou dix minutes pour converser. Ici il faisait déjà nuit quand, là-bas, c'était le matin.
Alors le week-end, nous avions des séances de plusieurs heures, c’était toute sa matinée et ma soirée qui y passaient.

N’ayant aucun problème avec les études, je torchais mes devoirs en un clin d’œil et mes résultats étaient à la limite du choquant.
Je me suis plongée dans le sport et la musique pour rompre l’ennui. Je ne pensais qu’à ça, ça remplissait parfaitement ma vie et je connaissais de grandes joies.

Avec cette vie bien remplie, mes hormones me laissaient bien tranquille, je n’avais aucun appétit sexuel, une petite caresse sous la couette de temps en temps et je n’y pensais plus.

Les garçons ne me soulevaient absolument pas le cœur, mon opinion sur eux était vierge, ni dégoût, ni envie.
Je me trouvais bien jeune, je ne m’en inquiétais donc pas bien que certaines de mes copines fassent déjà des pipes.

En revanche j'ai commencé très tôt à être troublée par les filles, dès que Delphine s’est envolée, je dirais. Le départ de mon âme sœur a-t-il laissé un tel vide que j’ai eu "besoin de filles" ? C’est plausible et, là non plus, je ne m’en inquiétais absolument pas. Ça se réglerait tout seul, me disais-je...

Petit à petit, mes regards sur les autres dans les vestiaires des piscines et des clubs de sports étaient plus qu'admiratifs, ils étaient aussi concupiscents. Je n'y attachais premièrement pas beaucoup d'importance, je savais qu’à cet âge on se cherchait, que ce genre de troubles était fréquent.

Mais les mois passaient et, désormais, quand je voyais une scène d'amour à la télé, c'était à l'homme que je m'identifiais systématiquement. J’avais envie de sentir la langue d’une fille dans ma bouche, de goûter sa salive et de bien d’autres choses dont la pensée donnait des fourmis à un sexe qui se mouillait alors bien vite.

Mes rares séance de masturbation étaient accompagnées de pensées saphiques très crues, les garçons n'y faisaient qu'un rapide tour et repartaient, mais ma cousine et d’autres filles y étaient omniprésentes.
Quand Delphine revenait passer un mois chaque été et que nous retrouvions notre proximité, certains gestes naturels entre nous s’accompagnaient désormais pour moi d’une sensualité savoureuse. Quand elle s’endormait dans mes bras à moitié nue dans la chaleur étouffante du mois d’août, la joue sur mon épaule, la bouche à quelques centimètres de mon téton pointant sous la légère fibre de ma nuisette, mon protège-slip se trempait plus que de raison et je faisais des rêves bien fripons. En plus, elle sentait bon.  Mes mains crevaient de toucher les endroits de son corps qui m’étaient interdits. Et quand un filet de salive lui échappait des lèvres et venait mourir sur ma peau nue, les frissons qui me parcouraient le corps me dévoraient l’âme. Je récoltais alors discrètement la petite flaque sur un doigt que je suçais avidement.

Au fil de ma puberté, de mon corps qui évoluait et de ces pensées qui me paraissaient anormales, cela a commencé à vraiment me préoccuper.

Le poids de la société était terrible, tout vous rappelait que vous étiez en marge d’elle avec ces pensées contre-nature.
La frustration et l’auto-dépréciation accompagnant ma vie étaient écrasantes. A chaque seconde, je sentais l’emprise de la bête et je priais le ciel de me tromper alors que dans le fond, je savais, je savais très bien, mais j'éludais tout cela et je me mentais à moi-même...

Mais le pire, c’était de trouver d’une parfaite propreté et d’un parfait délice des actes que, depuis l’enfance, on me martelait comme étant absolument dégueulasses et honteux.
Même si je savais que c’était faux et que toutes ces caresses que je rêvais de faire avec une autre fille me semblaient d’une beauté absolue, je ne pouvais m’empêcher de me sentir sale et de me dégoûter.
C’était très perturbant et je comprend que certains attentent à leurs jours.

N'ayant jamais perdu fois dans la vie, je n'ai jamais vraiment pensé au suicide. Mais j'étais inquiète pour mon avenir.

De l’extérieur, je paraissais absolument "normale", rien ne transpirait de ce que je redoutais être en moi.
Sans être coquette, j’adorais les vêtements féminins qui moulaient mes formes.
Pour rien au monde je n’aurais coupé mes longs cheveux noirs et, sur mon corps, je faisais la chasse au poil, ne laissant qu’une jolie petite pelouse autour de mon sexe vierge. Je n’avais absolument aucune envie de me masculiniser. J’étais une fille comme les autres.

Internet me servait beaucoup, j'allais sur les sites d'adolescentes où, avec d'autres gamines, possibles lesbiennes en construction et aussi perdues que moi, je pouvais enfin parler, échanger mes soucis, mes rêves, mes peurs et avoir des conseils. Je n'étais pas seule et cela m’a sauvée de bien des tourments car cette angoisse ne me lâchait jamais.

À la lecture de certaines confessions, j’ai réalisé que je n’étais pas la plus à plaindre. Certaines vivaient dans des trous paumés loin de la "civilisation", d’autres dans des hameaux de deux cents habitants. Il y avait aussi celles qui avaient des problèmes en plus en raison de leur origine ou de la religion imposée par leur parents.

Sur un forum sympa, nous formions une petite communauté d’une centaine de personnes et les nouvelles étaient accueillies à bras ouverts.
Une fois les webmasters assurées que la petite nouvelle n’était pas un vieux pervers, un boutonneux voyeur ou une pisseuse mythomane, celle-ci recevait l’accès à un second site, très secret.

J’ai, d’ailleurs, moi-même été surveillée et testée sans m’en rendre compte par le "clan" pendant plusieurs semaines sur le forum tout public avant d’être acceptée par la communauté restreinte et de pouvoir découvrir ce deuxième site.
N’ayant pas d’existence officielle et étant donc dans la pratique, illégal, "Canary Bay" avait été fondé par une lesbienne de 25 ans pour venir en aide aux jeunes ados perdues. Génie de l’informatique, elle savait, grâce à ses talents de hackeuse, toutes qui nous étions et c’est en fonction de cela qu’elle nous délivrait l’accès ou pas à son pays rose.

Dès mes premier pas dans ses méandres, mon monde a changé et j’étais sur les fesses qu’un tel truc existe.
Il y avait tout sur "CB".  On se racontait nos vies, on écrivait des histoires, des poèmes, certaines publiaient des chansons, des dessins et des photos.
On était libre d’être nous, en toute impudeur. La seule obligation : ne jamais montrer son visage. Un premier oubli entraînait une expulsion temporaire, un second un bannissement permanent. Il n’y avait aucun passe-droit et la "chef" ne pardonnait jamais...

Là, nous étions sûres d’être vraiment entre filles "différentes" et nous pouvions être plus révélatrices et vraiment tout dire, les pensées les plus tendres comme les envies les plus crues. J’ai pu y voir démarrer, vivre et parfois mourir quelques amourettes entre membres et j'ai pu nouer quelques contacts avec des filles de mon âge au fil des salons de discussion.
Parmi ces chats, on pouvait se créer des salons plus ou moins "chauds"  et plus ou moins privés où l'on pouvait se draguer et s’exhiber. Et quand on voyait une amie avec qui on s’était fait un joli plan cul virtuel passer en privé le lendemain avec une autre, on ressentait de la jalousie et un sentiment de trahison et il y avait parfois des crêpages de chignon, comme dans la vie.

Parmi celles qui habitaient ma ville ou les environs, il y avait "Calyspo". Le courant passait vraiment bien entre nous. Nous nous soutenions dans cette période où, la peur au ventre, nous découvrions notre préférence sexuelle. Sans nous connaître, nous sommes devenues très proches, nous parlions de tout et de rien, tous les jours, pendant des heures. Nous nous sommes même écrit quelques « je t... » accompagnés d’un smiley en forme de cœur.

Nos conversations pouvaient être très romantiques comme très crues. Nous nous sommes faites jouir avec nos mots, la caméra braquée sur nos entrejambes découverts et cajolés par nos doigts.

C'est très dur à expliquer car ça reste du virtuel mais, pour moi, elle était "ma copine" et j'étais la sienne. S'enfermer avec une autre dans un salon privé aurait été être infidèle. C'est con non?
D'ailleurs, quand elle m'a avoué avoir fait une webcam coquine avec une autre, je me suis sentie trompée et trahie et quand elle m'a supplié de lui pardonner, je sais qu'elle pleurait vraiment car pour elle comme pour moi, elle avait vraiment fait quelque chose de très mal.
C’était mon premier « crush », j'ai pardonné mais j'en ai vraiment souffert et cela a beaucoup retardé notre première rencontre.

Notre relation virtuelle a duré pendant des mois avant que, enfin, nous convenions d’un premier rendez-vous. J’étais alors, à quelques semaines de mes seize ans.

Nous avons mis tout ce temps car, outre ce petit coup de canif, comme nous ne nous étions premièrement pas dit grand chose de nos vies, nous ignorions à peu près tout de l’autre, jusqu'à nos vrais noms.
Nous avions peur de nous connaître, d’être des camarades de classe ou des voisines et cela nous freinait beaucoup les premiers temps. Au fil des semaines qui passaient, nous nous sommes laissées aller à quelques confidence qui nous ont rassurées. D'après le peu que nous nous disions, il y avait en fait peu de chance que nous nous connaissions, nous habitions chacune dans deux quartiers différents de la ville, nous n’allions pas dans la même école et ne pratiquions pas les même activités sportives et artistiques. Nous avons donc décidé de nous faire confiance et nous avons échangé nos numéros la peur au ventre.

Notre première conversation téléphonique a été extrêmement brouillonne et forcée mais le confort s’est rapidement installé entre nous, comme sur les chats. Les selfies parfois un peu coquins que nous nous envoyions révélaient nos jardins secrets sous toutes leur coutures. Elle avait un joli corps un peu potelé, juste ce qu’il fallait pour me mettre en appétit et, de mon coté, le sport m’avait bien cisaillée la plastique et ma poitrine, menue et arrogante, la faisait saliver. Son sexe touffu me semblait la plus belle chose au monde et je recevais ces images avec gourmandise.

Comme nous parlions tous les jours, et longtemps, nous n'avions rien à nous dire face à face. Nous nous rencontrions pour flirter, voir plus, cela était clair et avait été dit.

Nous avons choisi de nous retrouver dans un bar près d'un cinéma de quartier où nous irions voir un film d'auteur où il n'y aurait pas grand monde, comme toujours. Nous pourrions flirter dans le noir...

Le rendez-vous, décidé un mercredi, avait été conclu pour le samedi suivant.

J’ai vécu près de soixante-douze heures dans un état second...

Et le samedi est arrivé... C’était une belle après-midi d’automne, sans vent et avec un beau  soleil, il ne faisait pas froid, les feuilles commençaient à prendre leur teinte ocre.

Le bar avait deux entrées et je m'étais mise en terrasse, je ne l'ai donc pas vue arriver malgré mes yeux qui, au rythme de mon cœur tambourinant au fil de la délicieuse et troublante attente, scrutaient les passants tel un requin en chasse.

Elle m'a immédiatement repérée à ma tenue.
Je portais une jupe bleue et un petit pull assorti. J’avais passé les deux dernières soirées à les choisir et à peaufiner mon maquillage. Cela avait fait tiquer ma mère, moi qui ne me maquille habituellement que pour les fêtes et les cérémonies. Je suis une belle fille, là j’étais sublime.

Calypso s'est glissée derrière moi sans que je la voie. Elle a posé ses mains sur mes épaules et a susurré mon pseudo, « Patience.... ». Sans que j’y pense, ma main s’est posée sur une des siennes, j'ai fermé les yeux, pris une grande inspiration bien audible et ai levé la tête.

Malgré une assurance bien plus grande que la mienne, son visage éclatait d’un sourire timide et mal assuré. Il m'était inconnu et il était beau, magnifié par d'entêtants yeux bleus. J’étais éblouie, je n’aurais jamais imaginé qu’elle fut aussi féminine. Elle avait dix-sept ans.

Elle été coiffée d’un béret noir et s'était recouverte d’un léger poncho vert foncé. Elle portait un kilt.

Au cas ou ça "marcherait  bien", nous étions toutes les deux venues avec un vêtement facile à retrousser.

Je me suis levée et lui ai fait face. J’ai réussis à balbutier :

« Bonjour, je m’appelle Charlotte!
– Enchantée, moi c'est Pauline et... (baissant la voix) :
.. Je te trouve charmante..., tu me plais beaucoup !
– Tu es très belle, toi aussi... ! »

Nous étions tellement troublées que nous n’avons même pas pensé à nous faire la bise. Nous n’avions jamais touché une femme, ni l’une, ni l’autre. Quoi qu’il se passe, ce serait notre première fois et il y avait de quoi être dans un drôle d’état.

Après quelques échanges autour d’un jus de fruit où, sentant mon émoi, elle me rassurait sans elle-même être bien à l’aise, nous sommes allées à la séance et nous sommes assises au dernier rang, bien loin des rares spectateurs, pour la plupart des gens âgés.

Le film avait démarré depuis quelques minutes, Pauline, qui avait retiré son poncho, mangeait une glace.
Nous ne regardions pas le film, nous étions ailleurs, dans l’attente et le désir. Nous n’entendions que nos respirations, fortes et pesantes.

« Tu veux goûter ? Dit-elle en me montrant son magnum.
– Je veux bien... ! »

Elle a pris un peu de crème glacée sur son doigt et me l’a présenté.

J’ai avancé ma bouche, le cœur en fusion, et ai longuement sucé l’index, bien plus longtemps qu’il ne le fallait. Nos regards étaient plongés l’un dans l’autre.

« Encore ?
– Oui... ! »

Et là, avec le bâtonnet, elle a rayé son cou, y laissant une fine ligne de vanille. Penchant sa tête du coté opposé, elle m’invita à me servir.

Je me suis approchée et ma bouche a touché sa peau dans un torrent de volupté.

Mon émotion transpirait sur mon corps, je flottait dans des vapeurs douces et pourpres, comme si j’étais sous l’emprise de stupéfiants.

Rapidement, ma langue s’est faufilée entre mes lèvres pour caresser son épiderme, je tremblais et son souffle s’est transformé en soupir langoureux.

Sa main est venue m’étreindre le haut du cou dans une caresse, sa joue a alors glissé contre mon front et nos bouches se sont trouvées dans la pénombre.

Là, dans le noir, nos langues se sont tendrement emmêlées et nous avons échangé un doux et long baiser qui a fait exploser mon cœur.

Quand j’ai senti sa main passer sous mon pull et agripper tendrement ma poitrine par dessus le soutien-gorge, j’ai ressenti une décharge électrique me parcourir le corps et venir mourir telle une caresse brûlante dans mon bas-ventre.

Son audace m'a laissée en panique. J’ai failli me lever et quitter la salle, mais c’était trop bon. Je ne m’étais jamais sentie aussi vivante, aussi femme.

Me sentant hyper-réceptive, Pauline a basculé de son siège pour poser son visage entre mes seins.

La poignée de secondes pendant lesquelles sa joue a glissé le long de mon buste m’a suffi pour inonder ma culotte.
J’ai senti ma gorge se serrer et cru m’étouffer alors que deux mains se sont insinuées sous ma jupe pour agripper mon slip.
Je me suis, sans m’en rendre compte, soulevée pour permettre à cette barrière de se retirer jusque entre mes chevilles.
Après m’avoir fait quelques bisous mouillés sur les genoux, elle m’a tendrement écarté les cuisses et, quand j’ai senti sa langue de femme maladroitement chercher, trouver puis fouiller ma vulve trempée. J’étais aux bord des larmes tellement le bonheur me submergeait.

Tandis que Pauline lapait mon petit abricot avec avidité, j’ai pose mes mains sur sa tête de gratitude, lui murmurant des « ah oui, mon amour » et autre sucreries.

Je ne sais pas si ce que j’ai ressenti est allé jusqu'à l’orgasme. Ce que je vivais dans ma tête capturait toute mon attention.
Je pense que oui, car je me souviens avoir mis ma main devant ma bouche pour ne pas gémir. Doucement, elle m’a remonté mon sous-vêtement et nous nous sommes à nouveau embrassées et je sentais le pourtour de ses lèvres trempé du plaisir qu’elle avait su si bien me donner.

« C’était trop bon, je me suis régalée » m’a-t-elle confié dans un murmure aux accents vicieux. Nous nous voyions à peine dans l’obscurité de la salle mais nos sourires de petites cracra semblaient résonner contre les murs. 

Elle n’a premièrement pas voulu que je lui rende la pareille lorsque je le lui ai demandé et s’est rassise sur son siège, elle avait suffisamment connu de bonheur ainsi. Elle m'a tout de même permis de lui faire un suçon dans le cou un peu plus tard et n'a pas refusé ma main quand elle s'est faufilée sous son kilt. Elle n'avait pas mis de culotte.. Pour moi, POUR MOI!!!
Je savais qu’elle n’était plus vierge alors c’est sans vergogne que j’ai introduit un doigt dans son vagin tandis que mon pouce lui caressait le clitoris. C'était humide, c'était chaud, c'était souple.
Elle a été très réceptive à ma caresse et, lorsque je me suis agenouillée devant elle, elle n’était plus dans les même dispositions. Mon visage a caressé longuement son buisson humide. Les odeurs qui envahissaient mes narines étaient enivrantes. C’était là que je voulais aller, c’était çà que je voulais faire, c’était çà que je voulais vivre.
Avec passion, j’ai collé ma bouche telle une ventouse autour de la fente ouverte et gluante de son sexe et j’ai sucé.
La saveur acide de l’urine et de la mouille a délicieusement enrobé ma langue et nappé mes papilles. Je n’avais jamais rien goûté qui se rapproche de ce nectar.
J’ai aspiré et léché le fruit de mon désir pendant longtemps, comme si je voulais le vider de sa pulpe, mais les sécrétions revenaient sans cesse et continuaient de se déverser dans ma bouche pour se noyer dans ma salive, avant de passer ma gorge pour me nourrir de cet amour interdit qui s’offrait enfin à moi.

Comme je n’avais plus besoin de mes mains « en bas », je les ai glissés sous la chemisette et put agripper deux seins lourds qui semblaient trembler comme deux oisillons dans leur nid.

« Attend... »

Elle a passé deux doigts dans son décolleté et j’ai senti le soutien-gorge s’ouvrir sur le devant. Maligne et coquine la copine ! C’est désormais sans aucune entrave que mes paumes pouvaient malaxer les deux globes aux bouts desquels trônaient deux petites pointes dures, chaudes et douces.
Dans un râle étouffé, elle s’est arquée et quelques giclées de cyprine m’ont inondé la bouche, les lèvres et les joues.
J’étais heureuse, j’étais vivante car, pour la première fois de mon existence, j'avais fait jouir quelqu’un, une femme, ma femme...

Je suis retournée sur mon siège et nos mains n’ont pas arrêté de flirter pendant tout le reste du film. De temps en temps, l’une quémandait un baiser que l’autre lui donnait avec passion, parfois, nous nous susurrions un « Je t"aime » dans l’oreille en nous caressant un sein à vif.

Le film achevé, les lumières se sont rallumées et nos yeux enflammés se sont rencontrés, emplis d’amour, de gratitude et de luxure. Nous avons ricané quand nous avons constaté que nos rouges à lèvre bavaient du menton jusqu’à la base des narines. Nous nous sommes nettoyées en gloussant comme des petites chipies.

Nous sommes retournées boire un verre au bistrot. Nous avons une ou deux été fois aux toilettes nous embrasser, nous montrer nos sexes et nos poitrines et nous toucher un peu. Nous avons fait des photos et avons filmé un baiser.
Mes doigts sentaient le paradis.

Puis nous nous sommes quittées en nous disant un doux « à toute à l’heure sur Internet, mon coeur ».

Folie ? Lorsque nos visages se sont approchés pour se faire la bise, ce sont nos lèvres, s’attirant comme des aimants,  qui se sont touchées et nos langues se sont très brièvement caressées, devant le monde entier qui ne regardait pas et n’en avait de toute façon rien à faire.

J’ai regardée Pauline partir et, lorsqu'elle a disparu au coin de la rue, j’ai tourné les talons et me suis retrouvée devant une très vieille dame qui, elle, nous avait vues et regardées. Elle m’a prise par la manche et m’a dit :

« Tu as bien de la chance petite de vivre à cette époque, moi à ton âge, je devais me cacher ! »

Je l’ai regardée, ahurie, et me suis jetée dans ses bras en pleurant.
J’ai un peu parlé avec elle, nous avons échangé nos téléphones.
Je lui a proposé de s’asseoir avec moi et de prendre un verre mais elle m'a dit :

"Je n'ai pas le temps petite, ma femme m'attend".

J'en ai souris, peut-être que moi aussi je pourrais finalement être heureuse dans la vie.
Et je me suis rendue à mon arrêt de bus.

Petit à petit, je suis redescendue de mon nuage, laissant s’insinuer une étrange sensation de malaise indéfinissable qui grandissait à chaque tour de roue de l’autocar.

En rentrant, je me suis effondrée sur mon lit et, là, j'ai pleuré pendant longtemps.
Dans mon coussin qui étouffait ma douleur, J'admettais enfin ce qu'en fait j'avais toujours su mais que maintenant je ne pouvais plus ignorer : j'étais homosexuelle.
Ça faisait mal, très mal de se faire cet aveu, chose que je repoussais depuis maintenant presque trois ans.
J’étais passée de l’autre coté du miroir et la vérité m’avait cruellement giflée.

Mon cerveau était bombardé d’idées négatives...
Je pensais au regard des autres, aux moqueries, à la honte pour les parents quand ils le sauraient.
Je ne me marierai jamais, je n’aurai jamais d’enfant.

Quelques textos à Pauline qui, sur mon portable s’appelait encore Calypso, m’ont remise sur les rails. Elle m’appelait « mon amour ».
Malgré ces nouveaux instants de bonheur, j’étais encore bien à plat quand ma mère est venue me chercher pour le repas.

J’ai utilisé mes dernières forces pour faire face devant mes parents qui n’ont rien soupçonné mais, revenue dans ma chambre, j’ai allumé en tremblant mon ordinateur, ai démarré Skype et suis allée sur Canary Bay.

Le visage de Pauline, tout sourire, m’est apparu sur l’écran. Je lui ai confié mes états d’âme qui étaient à peu près les siens. Nous nous sommes promis de nous revoir bien vite, et avons parlé d’amour et de sexe. L’amour peut-il naître en une heure ? Je voulais tant y croire !

Quoi qu’il en soit, nous étions désormais toutes deux de l’autre coté.
 
Sur CD, nous avons fièrement annoncé le début de notre relation, nous avons en quelques instants été bombardées de félicitations.

Comme c’était samedi soir, c’est vers vingt et une heure que, de l’autre coté de la Terre, Delphine s’est connectée et m’a immédiatement contactée.
J’avais parlé à Pauline de Delphine et elle comprit donc lorsque la prévenais que je serais moins présente dans les heures à venir.
Il fallait que je parle à ma cousine de ce qui s’était passé, j’avais ce besoin impérieux de lui dire que je savais désormais qui j’étais et je voulais qu’elle le sache aussi.

« Bonjour mon cœur !
– Bonsoir, ma puce !
– T’as une sale gueule, ça va pas ? »

Ah zut, elle a vu ça en une seconde, elle me connaît trop bien.

« Non, ça va pas trop, j’ai un truc à te dire, c’est très délicat !
– Tu sais mon cœur, rien ne m’étonne !
.. Allez, si tu veux m’en parler, c’est que tu sens que tu dois me le dire !
.. Emploie des mots simples !
– Les mots les plus simples ne sont pas plus faciles à écrire parfois tu sais ?
– Allez, lance-toi. Je t’aime et je serais toujours à tes cotés !
– Et bien, cet aprèm’, j’ai embrassé une fille... ! »

Malgré une moue de grande surprise, sa réponse fut immédiate.

« Bah, ça arrive mon cœur... !
-Je crois que ça va m’arriver souvent...

Quelques secondes sont passées, je me sentais examinée jusqu’au fond de mes entrailles, puis Delphine a recommencé à taper sur son clavier.

– Ah..., je vois... ! »
...Et les garçons ?
– Rien... ! »
- D’accord, j’ai compris.
- Ma puce, je suis lesbienne, j’en suis sure désormais...

Putain ! Que ça fait du bien de dire ça. La sensation est extraordinaire, c’est une libération, une seconde naissance !

Elle m’a souri et a écrit :

« Je t’aime mon cœur, allez raconte, je veux tout savoir ! »

Sans changer une virgule, je lui ai raconté tout ce que je viens de vous dire en pleurant doucement mais avec un petit soleil dans le cœur.

« Et tu ne te sens pas heureuse? Si c’est là qu’est ton étoile, tu devrais bondir de joie !
– Oui, je me sens heureuse, mais aussi malheureuse..., je me sens propre et sale à la fois !
– Tu verras, avec le temps, ça ira mieux, il faut t’habituer... ! »

De temps en temps, j’envoyais un message à Pauline pour lui dire que ça se passait bien. Elle en était très heureuse pour moi.

Sans vraiment sortir du sujet, notre conversation glissait de temps en temps vers d’autres sujets.

« Mon cœur, quand je suis venue l’été dernier, tu avais déjà ces sentiments ?
– Bien sûr, mais c’était encore flou !
– Tu te rappelles que nous avons dormi presque nues et pris plusieurs bains ensemble ?
.. Tu m’as même fait le maillot !
– Bien sûr... !
– Tu n’as rien tenté, mais en as-tu eu envie ?
– C’est embarrassant, comme question... !
– S’il te plaît... !
– Oui, tu m’attires beaucoup... !
– Merci de cet aveu, mon cœur ! »

Et là je me suis effondrée en larmes.

« Ma chérie, je t’en supplie, continue à te comporter comme nous l’avons toujours fait, je te jure sur le petit bois que jamais je n’aurai de gestes déplacés envers toi quand nous nous reverrons !
– Bien sûr, si en plus, tu jures sur le petit bois, il n’y a rien de changé entre nous ! »

Le petit bois, c’était un bosquet d’arbustes dans notre quartier qui était notre repaire secret depuis toujours, notre Havre.

La conversation s’est terminée gentiment et nous avons coupé.

Il était minuit et demi. Pauline était encore connectée et je lui ai raconté les détails de ma confession. Elle m’a enviée, elle n’avait, de son côté, personne dans sa famille à qui elle ait pu se confier.
Nous nous sommes masturbées via l’écran et nous sommes allées dormir.

Et là, dans mon lit, je me suis sentie heureuse, totalement heureuse et entièrement apaisée, une première depuis des années...

À SUIVRE



Ripoulejo


Dernière édition par Ripoulejo le Lun 10 Oct - 23:53 (2016); édité 5 fois
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MessagePosté le: Ven 7 Oct - 12:21 (2016)    Sujet du message: Publicité

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redflag44


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MessagePosté le: Ven 7 Oct - 14:54 (2016)    Sujet du message: Entre cousines / Ripoulejo Répondre en citant

Une belle écriture, beaucoup de sensibilité et de tendresse sur un fond d'amour !
_________________
Je suis passionné de rapports incestueux mère-fille et j'aimerais correspondre à ce sujet !

Mon blog : redflag44.tumblr.com


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Sven


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MessagePosté le: Sam 8 Oct - 19:05 (2016)    Sujet du message: Entre cousines / Ripoulejo Répondre en citant

Mille mercis Ripoulejo, comme je te l'ai dit en MP, merci d'enchanter mes journées avec tes histoires fabuleuses
_________________
Il n'y a rien de sale entre 2 adultes, propres et consentants (euh.. 2 ou plus ;-)


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Ripoulejo


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MessagePosté le: Sam 8 Oct - 19:44 (2016)    Sujet du message: Entre cousines / Ripoulejo Répondre en citant

Merci pour vos doux mots.

J'ai fait un petit édit pour changer deux ou trois phrases malhabiles.

Pour écrire ce premier chapitre, je me suis inspiré de plusieurs films.
Les tourments de Charlotte ont été puisés dans « Charlotte dite Charlie », un téléfilm des années 90 sur une ado qui découvre son homosexualité et jouée avec une parfaite justesse par Eloïse Charretier.
La scène du cinéma, elle, me vient du court métrage « Ice cream », avec la sublime Aude-Laurence Clermont.


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Ripoulejo


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MessagePosté le: Mer 12 Oct - 22:04 (2016)    Sujet du message: Entre cousines Répondre en citant

Corrigé par Redflag

Entre cousines

Chapitre 2


Mes rêves ont été merveilleux. Il y avait une église et il y avait Pauline en robe de mariée. Je portais le même vêtement.
Delphine officiait, en tenue d’ange...

Je me suis réveillée dans un nouveau monde, celui qui était désormais le mien, un monde où je semblais heureuse, même s’il me restait encore beaucoup d’étapes à franchir pour arriver au sommet de la montagne.

Mais à ce moment, mon bonheur était total. Il transpirait sur mon visage.
Mes parents n’ont vu que ça de toute la matinée.

« T’es amoureuse ? »

Je réponds quoi là ? Si je dis oui ils vont être curieux, s’enflammer, espérer, s’inquiéter. Non, je préfère les laisser tranquille encore un moment sur le sujet de ma vie sentimentale. Le bon moment viendra, mais n’est pas encore là, je le sens.

« Nan, j’ai commencé à écrire une chanson et je n’avançais pas depuis quelques jours et, hier soir, j’ai franchi un gros palier dans le deuxième couplet, je suis vraiment très contente !
– Elle s’appelle comment ta chanson ?
– Calypso ! Ai-je sorti sans réfléchir.
– Ah, comme la nymphe de l’Odyssée ! A rétorqué mon père.
– Oui ! ! ! Ai-je sorti en gloussant.
– Oh, ça ne doit pas être un truc bien propre ma fille ! ! !
– Hi hi hi... ! »

Il n’était pas encore midi, puisque mon père n’attaquait que son deuxième pastis, lorsque mon portable a vibré, c’était un SMS de Pauline.

« Tu es libre, cet après-midi, MA ? (MA c’est pour Mon Amour)
– Oui mon cœur, que me proposes-tu ?
– De venir chez moi, mes parents partent dans dix minutes et ne rentreront pas avant 18 heures !
– Oui, oui, oui !
– Ils te ramèneront chez toi après si je leur demande, par contre c’est pour venir, les bus sont rares le dimanche !
– Pas de soucis, j’ai mon vélo…, je dégomme mon assiette de pâtes et j’arrive comme je suis ! »

J’ai vécu la demi-heure suivante comme une automate, ne pensant qu’à elle, elle que j’allais bientôt avoir dans mes bras et avec qui j’allais sûrement faire l’amour, vraiment, pour la première fois, dans la lumière, nos deux corps nus l’un contre l’autre, sans entrave.

Je crevais littéralement de désir.
N’oubliez pas que j’étais quand-même une assez belle fille. Les garçons me dévisageaient de la tête au pied. La première chose que réalisez quand vous comprenez quand vous êtes belle, désirable et désirée, c’est que la sexualité est quelque chose de facile à obtenir. J’avais donc cette notion en tête et, quand j’ai vu que les garçons ne me disaient rien et que les filles m’étaient inaccessibles, cela a démultiplié la frustration naturelle qu’une jeune ado peut ressentir à seize ans.

J’ai traversé la ville en un quart d’heure et me suis retrouvée devant un joli immeuble, en survêt’ pourri, pas lavée, pas coiffée, pas maquillée. À une fenêtre du deuxième étage, le visage de Pauline apparut. Petit coucou de la main et elle a disparu. Quelques secondes plus tard, j’entendis le clac de la porte palière qui s’ouvrait. Armée de ma bécane, je grimpai quatre à quatre les marches du large escalier et, au détour d’un palier, je vis Pauline, tout sourire, devant la porte ouverte qui l’encadrait. La tête penchée, elle exhibait fièrement le suçon que je lui avais fait hier.

« Bonjour !
– Bonjour ! »

On se fit un petit smack rapide et elle s’écarta pour me laisser passer.

« Oh, quel beau vélo, tu dois être bien dessus !» Dit-elle en m’effleurant les fesses de sa main.

Je savais qu’elle ne m’avait pas invitée pour faire un Scrabble, mais là j’ai su qu’on allait faire quelque chose. Et cela m’a mise dans un état encore plus "pas possible".

Après avoir fermé à clé la porte derrière moi, elle m’a pris la main et fait faire le tour du propriétaire (charmante baignoire au passage !) et termina par sa chambre. Les murs étaient tapissés d’icônes Gay. Il y avait Mylène Farmer, Lynda Carter en Wonder Woman, Lady Gaga.... Je regardais tous ces posters et je me retournais vers mon aimée et, en lui montrant le mur, je lui demandais :

« Ils ont de la merde dans les yeux, tes parents ?
– Va savoir..., viens-là ! »

Elle m’a tendu les mains et j’y ai mis les miennes. Doucement, elle m’a attirée sur le lit où nous nous sommes allongées, face à face, en nous tenant la main.

« C’était bien hier, me dit-elle, j’ai eu beaucoup de mal à m’endormir... !
– Oui, c’était le moment de ma vie…, mais au contraire, j’ai jamais aussi bien dormi !
– T’as rêvé de nous ?
– Oui, hi hi hi... !
– Raconte !
– J’ai rêvé qu’on se mariait... !
– Ah, ben dis donc, là, t’as fait fort... !
.. C’est qui, qui portait la robe ?
– On la portait toutes les deux ! »

L’air était saturé de désir et d’amour.

Elle a avancé sa bouche vers la mienne et nous nous sommes embrassées.

« Dis-moi, tu t‘es douchée ce matin ?
– Euh non, je n’y ai pas pensé, ton invitation m’a tellement retourné la tête que je n’ai pensé à rien d’autre qu’à toi... !
.. Tu m’aurais vue sur mon vélo, je volais…, je suis désolée si je pue..., tu veux que j’aille à la douche avant que... ? »

Je ne terminai pas ma phrase et je me mordis les lèvres, nous rougissions en nous regardant en silence.

« Non, c’est pas pour ça ! »

Et là, elle a rougi dans des proportions énormes et je compris qu’elle allait me parler d’un truc pas propre, je sais pas pourquoi, mais je le voyais, je le sentais.

« Alors c’est pourquoi ? Lui ai-je demandé alors que ma bouche dessinait un sourire moqueur et affolant de stupre.
– Ta culotte, j’aimerai la garder... ! »

Je souris d’une manière encore plus diabolique.

« Je la porte depuis hier soir, mon cœur…, je pue... !
– Justement... ! Répondit-elle, en souriant de fausse honte alors que son regard fuyait vers le plafond.
– Tout ce que tu veux mon amour, on les échangera après... ! »

Et paf ! Je me remordis les lèvres une deuxième fois et levai, à mon tour, les yeux au ciel. Elle a souri et m’a collée encore plus, trop contente que la position de force ne se renverse d’un coup.

« Après quoi ? ? ? Après quoi ? ? ? »

Oh et puis merde, je me lançai.

« Après l’amour bien sûr, je suis venue pour baiser avec toi mon cœur, et je pense qu’à ça ! »

Je ne sais pas comment j’ai fait pour sortir un truc aussi grossier, d’habitude j’étais suis bien loin d’être aussi vulgaire et je le regrettai immédiatement. J’ai eu peur de la choquer, mais de suite, elle a embrayé dessus :

« Ça tombe bien, je crève d’envie de te bouffer le cul ! »

Je n’ai pas résisté et je suis partie dans un grand rire très communicatif. Elle s’est jetée sur moi et nous avons roulé sur le lit en gloussant. Le baiser que nous sommes donné a déclenché les hostilités.

Nos vêtements ont volé à travers la pièce.

Et quand nous nous sommes retrouvées enfin toutes les deux toutes nues, alors que la situation se prêtait parfaitement à une odieuse partie de jambes en l’air bien raide, l’ambiance est soudainement passée à un érotisme diffus, empli d’une immense tendresse. Je me demandais toujours à cet instant si je l’aimais vraiment, mais je savais désormais que j’aurais encore pendant longtemps besoin d’elle.

Nos mains et nos bouches se sont amoureusement baladées sur chaque centimètre carré de nos corps, avec douceur, avec dévotion, survolant juste le sexe, comme pour mieux attiser la partenaire.

Cette danse saphique s’est poursuivie un temps infini avant que nos doigts ne s’aventurent avec plus d’empressement dans la douceur de nos vulves trempées.

Nous nous sommes masturbées pendant longtemps tandis que nos baisers se mouillaient au delà de la raison.

Je devais avoir un bon doigté car je l’ai amenée à l’orgasme bien avant que je ne ressente les prémices du mien.
Elle a bruyamment manifesté sa jouissance et, quand elle s’est calmée, elle a furieusement basculé sur moi et, sans lâcher sa caresse, elle a bombardé mon ventre de baiser.

Les yeux dans les miens, elle a fait glisser sa langue autour de mon nombril. J’étais au paradis.

Puis son visage est descendu le long de mon ventre et j’ai senti son souffle approcher de mes lèvres qu’elle a vite séparées de ses doigts.
Et quand sa langue s’est insinuée dans mon sexe plus qu’ouvert, je suis grimpée aux rideaux.

« Mmm, je bute sur ton hymen, ta petite fleur de vierge rien qu’à moi !
– Oui, rien qu’à toi... ! » Lui répondis-je, dans un râle entre deux soupirs en lui tirant doucement les cheveux.

Elle m’amena rapidement à l’orgasme et je hurlai, alors, un plaisir jusqu’ici jamais atteint.

Je m’attendais à un peu de répit, mais elle ne stoppa par le moins du monde ses coup de langues qui devinrent plus doux, telle une caresse.

Elle passa ses deux mains sous mes cuisses, les souleva et, quelques instants plus tard, je sentis ses narines prendre une grande inspiration, un « mmm... », gourmand être prononcé, puis sa langue me titiller doucement l’anus.

« Mon amour, je suis toute cracra... !
– Justement mon cœur, c’est là que c’est le meilleur ! »

C’était loin d’être désagréable, je me suis laissé faire.

Elle n’a pas osé m’introduire un doigt dans mon petit trou violacé – je le sais, je me suis regardée dans la glace, na –, mais je sais qu’elle en crevait d’envie.

Elle a reposé sa main sur ma vulve et, tout en continuant sa feuille de rose, elle a repris la stimulation de mon clitoris.

Je gémissais. Je connaissais un très grand plaisir mais je savais qu’elle se régalait de son coté, alors j’osais rajouter quelques paroles cracra.

« Tu te régales, hein, ma petite souillon d’amour ?
– Oh oui, il a super bon goût, ton cul..., et puis, ça t’évitera une douche ! »

Si je n’avais été au summum du plaisir, j’aurai bien ri de sa boutade.

On en parlera plus tard, mais quand la frustration atteint les sommets que nous avions connus, on ne se contente plus de petits jeux pépères et on tombe, quand la luxure s’offre enfin à vous, le plus souvent dans toutes les dépravations à notre portée.

Mon deuxième orgasme consommé, elle s’est lovée contre moi.
Nous nous sommes embrassées et j’ai dit, d’une voix de gamine :

« Ta bouche elle a le goût du caca ! »

Elle est partie dans un rire qui m’a bien vite atteinte.

Mais j’avais tellement envie de lui rendre ce plaisir qu’elle m’avait donné que j’étais déjà en train de bombarder ses seins de baisers qu’elle riait encore.
Je lui ai ouvert les cuisses, elle a soulevé ses jambes et les a maintenues en équerre. Passant les mains en étoiles sous ses cuisses, elle a séparées ses fesses bien charnues avec ses doigts en étoile et tout m’est apparu dans une posture d’une grande, mais touchante vulgarité.
Mes yeux se sont scotchés sur sa vulve, ouverte, rose et humide plus que de raison, j’avais l’impression d’être devant un tableau de maître. Elle avait dû se raser ce matin car si la grosse touffe couvrait toujours son pubis, le long des lèvres était désormais imberbe et parfaitement lisse alors qu’hier encore, il y avait du poil tout autour de la fente, je l’avais bien senti dans la pénombre de la salle. Puis la toundra reprenait plus bas autour d’un anus brun qui s’offrait sans peine à ma vue.
Après quelques secondes à goûter ce merveilleux spectacle, j’approchai ma bouche et, malicieusement, je fis tourner ma langue autour des deux orifices en faisant bien attention à ne rien toucher de sensible. Je prenais un démoniaque plaisir à la faire languir.

« Salope... ! Me susurra-t-elle amoureusement, en trépignant d’impatience.
– Voui, mais qu’est-ce que tu l’aimes ta morue, hein ?
– Oh oui, mon cœur, je t’aime à la folie... ! »

Les effluves acides du sexe et celles plus fauves, presque violentes, du petit œillet foncé, m’appelaient de toutes leur forces, il me semblait les entendre chanter la chanson « mangez-moi ».

J’ai commencé à la masturber du pouce tandis que ma langue se glissait entre ses fesses écartées et entamait une caresse sur l’anus qui la fit soupirer. Elle avait raison, c’était une pratique merveilleuse et j’en voulus plus. Alors, je commençai à gober ce petit flocon de neige sombre. Je le sentais s’ouvrir de plaisir tandis que ma chérie gémissait bruyamment. Ma bouche s’est bien vite emplie d’une saveur infernale, approvisionnée par les sécrétions qui passaient entre mes lèvres. Mon nez était entouré par deux lèvres trempées de mouille et mes narines étaient bien emplies par le parfum enchanteur de son désir pour moi.
J’ai voulu y goûter aussi et ma langue est remontée pour prendre la place de mon petit tarin et goûter aux avides effluves du sexe d’une femme en train de monter au plafond sous mon joug.

« Mets-moi..., un doigt dans le cul..., mon amour !
– Mais, je vais te faire mal !
– Ne t’inquiète pas pour ça, le vibro que je pique à ma mère ne fait aucune difficulté, alors tu penses ! »

Ah, elle aimait donc vraiment ça, l’anal ? Faudra essayer, me sui-je dit, je ne suis plus en âge de me refuser quoi que ce soit.

Après une demi-seconde à hésiter sur le choix du doigt, j’ai introduit le majeur car c’était celui-là qui était le plus commode et il a pénétré sans problème.

Je l’ai à peine stimulée pendant dix secondes qu’elle est partie dans une profonde transe.

« Ah oui..., que c’est bon..., de t’avoir..., dans ma chatte et dans mon cul... ! »

Bon, pour la poésie on repassera...

Lui masturbant le clitoris et l’anus, tout en lui limant le vagin de ma langue, je l’ai faite jouir violemment. Elle a plus râlé que hurlé, mais son plaisir m’a semblé prodigieux et a duré de nombreuses secondes pendant lesquelles j’ai passé la surmultipliée. Son bassin se soulevait dans des soubresauts terribles et quelques gouttes de son orgasme sont venues taper sur mes lèvres entrouvertes par la langue qui les a rapidement récoltées. On aurait dit une crise d’épilepsie tant son corps vibrait à l’unisson.

Quand elle s’est calmée, elle m’a demandé de venir sur elle. Nous étions en sueur et je réalisai, seulement maintenant, que le chauffage était au maximum dans sa chambre et que la sueur qui couvrait entièrement nos corps avait trempé le couvre-lit.

« Je t’aime, Charlotte, ma tendre Patience... !
– Je t’aime, Pauline, ma nymphe homérique ! »

Sur elle, j’ai approché ma main de son sein, mais j’ai vite vu que le médius était sale et j’ai stoppé mon geste.

« Oh, oh... ! Ai-je susurré.
– Tout se nettoie, ma chérie, tout se nettoie... ! »

Sans lâcher son regard, elle a pris ma main, a plié les autres doigts, et l’a dirigé vers ma bouche que j’ai entrouverte en tremblant d’envie. Comme je l’avais fait la veille avec l’index enduit de crème glacée, j’ai longuement sucé mon majeur, avec délectation. Des éclairs d’amour et de stupre passaient dans nos yeux tandis que s’écoulait dans ma gorge ce qu’il y avait plus d’intime en elle.

Enlacées, nous regardions le plafond. Je jetai un œil à son réveil, il était 13 h 42. Il y a vingt-quatre heures, je ne connaissais pas encore Pauline... Combien de paliers avais-je franchis pendant ces deux tours de quadrant ? Premier baiser, première relation sexuelle, premier amour, première relation sérieuse, admission de mon homosexualité, coming-out à ma cousine. Tout cela grâce à cette femme qui m’offrait son cœur et son corps avec dévotion.

Elle s’est assise sur le lit et, d’en haut, elle a regardé mon corps avec admiration.

« Tu es belle mon amour..., je peux te prendre en photo, comme ça ? »

Il y avait tant d’envie dans son regard que j’ai dit oui, elle m’a donc photographiée ainsi, toute nue et tout sourire avec son Nikkon.
Tantôt alanguie sur le lit, mes doigts écartant mon sexe, tantôt ma langue sur sa toison, mes yeux pétillants d’amour l’ont regardée me mitrailler et faire les plus belles photos de nu que j’ai jamais vues.

Je n’ai jamais eu à regretter la confiance que je lui ai donnée ce jour là, personne d’autre que nous deux n’a jamais posé les yeux cette série d’une cinquantaine de clichés.

« Un bain moussant toutes les deux ça te dit ? »

Un peu que ça me disait !

Le reste de cet après-midi a été magique. Nous avons passé des moments d’une infinie tendresse et d’autres d’une grande volupté. C’est passé tellement rapidement.

J’ai rencontré ses parents à leur retour d’une beuverie sans nom. Le paternel, à travers le prisme de son ivresse, a semblé comprendre nos rapports et y a fait de graisseuses allusions sous le regard horrifié de sa femme.

Pauline m’a raccompagnée en bas, nous nous sommes donné notre dernier baiser du jour dans la cage, à l’abri de tous regards indiscrets.

Je suis rentrée chez moi du feu dans le cœur, la délicieuse culotte de Pauline bien au chaud, côté souillé bien contre mon téton bien sur. Le soir, j’ai encore tout raconté à Delphine, elle a semblé beaucoup aimer mon récit...

Pauline et moi nous sommes revues deux ou trois fois par semaine dans les merveilleux mois qui ont suivi. Tantôt elle venait chez moi, tantôt c’est moi qui allais passer la nuit chez elle.

J’ai vécu ce qui a été jusque là les plus beaux moments de ma vie. Nous avons appris à nous connaître, à apprécier nos qualités et à supporter nos défauts. Nous étions vraiment amoureuses et heureuses.
Même si notre relation restait secrète et que nous étions encore loin d’avoir fait notre confession à notre entourage, les pensées négatives avaient totalement quitté notre esprit.

Pour elle et pour moi, j’ai accepté qu’elle m’introduise le vibro de sa mère et me déchire l’hymen. Nous avons ainsi pu inclure la pénétration de « joujoux » dans nos ébats torrides.

Delphine devait venir passer chez mes parents un peu plus de cinq semaines l’été prochain et Pauline s’en inquiétait assez.

« Tu ressens quoi pour ta cousine ? Me dit-elle un jour.
– Je ne sais pas, c’est très flou, on ne s’est jamais quittées pendant douze ans !
.. Et quand elle vient en France, nous restons collées toute la journée, nous dormons ensemble, nous nous baignons ensemble, nous nous épilons mutuellement !
.. Tu vois c’est vraiment très fusionnel…, tu es inquiète pour ça ?
– Bien sûr, c‘est normal, je t’aime et tu es troublée par une autre fille, une fille avec qui tu vas vivre des moments très intimes dans la promiscuité !
.. Même si c’est ta cousine, tu la vois aussi comme un désir !
– Tu sais, je ne crois pas qu’elle soit comme nous, elle couche avec des garçons !
– Moi aussi, je ne couchais qu’avec des garçons, avant... !
– Oui, mais tu avais quand-même "ça" dans la tête, elle, j’ignore ce qu’elle pense !
.. Et puis, même si dix pour cent des filles avaient des pulsions homo qu’elles décident de vivre, ça ne fait quand même qu’une chance sur dix qu’elle me cède si je lui fais des avances. Et je ne lui en ferai pas, puisque je t’ai, toi !
– Je t’aime... !
– Je t’aime, aussi ! »

Le temps passa dans la félicité la plus totale, et puis...

Lorsqu’elle a eu dix-huit ans, Pauline a commencé à profiter de sa toute nouvelle liberté. Tout en restant discrète, elle s’est mise à fréquenter les lieux gay de la ville, principalement deux bars très tendance et une petite discothèque. Elle a vu du monde, rencontré des gens...

Une nuit, elle n’est pas rentrée chez ses parents.

Le soir suivant, ou le surlendemain je ne sais plus, alors que nous étions seules et dans sa chambre, elle m’a tout avoué : Ivre, elle s’était retrouvée dans les bras d’une femme sur la piste de danse. Elle avait répondu à ses baisers et l’avait suivie chez elle.
En quelques mots, toute la misère du monde s’abattait sur moi.

J’ai pleuré, longuement, bruyamment, je la maudissais tandis qu’elle plaidait sa cause, ce qu’elle a fait avec une grande justesse et j’aurais peut-être dû écouter ses arguments.
Mais moi, la seule image que j’avais en tête, c’était celle de sa langue fouillant le sexe gluant d’une autre, je voulais vomir.

Quand elle a posé sa main sur mon épaule, comme une tentative désespérée de me donner du réconfort, une gifle est partie, malgré moi.
Oh, je n’avais plus de force, je n’ai pas dû lui faire bien mal, mais le geste était comme une condamnation de notre amour.
Elle n’a rien dit, elle s’est reculée et m’a fixée avec terreur, portant la main à sa joue. Je me suis levée, l’ai regardée avec des yeux brûlants de haine, et ai prononcé d’une voix froide et troublée par le hoquet des larmes :

« Tu me dégoûtes, si j’avais su que ça se terminerait comme ça, j’aurai préféré ne jamais te rencontrer ! »

Je suis allée à la porte, l’ai ouverte et me suis retournée une dernière fois.

« Tu viens de me détruire, je ne veux plus te voir ! »

Et je suis sortie sans un autre mot tandis que j’entendais, dans une longue plainte, des « mais, je t’aime... », entrecoupés de sanglots langoureux.

Le soir, j’ai annoncé la nouvelle à Delphine qui a été bien triste pour moi.
Jusqu’à son arrivée à la mi-juillet, j’ai vécu comme un automate.

Mes nuits étaient peuplées de rêves fiévreux où, faisant l’amour avec celle que j’aimais toujours, une troisième femme au visage indéterminé venait me l’enlever en me déversant dessus des torrents d’urine et je restais prostrée, souillée, salie..., seule dans mon lit...

Pendant ces longues semaines, mes résultats ont été catastrophiques d’après mes standards et ma moyenne, retombant à 14, a baissé de quatre points. J’ai tout de même eu mon Bac français sans difficulté, mais les premiers jours de mes vacances ont été bien tristes.

Pauline voulait réparer et ne pouvait pas accepter notre séparation. Si, de mon côté, l’humiliation me mortifiait, de son côté, c’était la culpabilité qui l’écrasait et je sais que, dans le fond, nous souffrions autant l’une que l’autre.
Je refusais, la mort dans l’âme, chaque demande de conversation sur Internet, j’effaçais, parfois sans les lire tous les SMS qu’elle m’envoyait et, afin de ne pas entendre sa voix sur le répondeur, je décrochais et raccrochais de suite lorsqu’elle m’appelait. Tout cela me déchirait le cœur et c’est avec une volonté de fer que je restais de marbre devant ses suppliques. Je la crucifiais de mon silence, à défaut d’une indifférence que j’aurai tant aimé ressentir.
Un jour, je l’ai même trouvée devant chez moi. Je l’ai ignorée, alors que je crevais d’envie de me jeter dans ses bras. N’osant pas me toucher, elle ne m’a pas barré le chemin et j’ai pu refermer la porte sur elle tandis qu’elle murmurait un poignant « je t’aime » avec des trémolos dans la voix.

Elle m’a laissée tranquille pendant une petite quinzaine et, même si son absence me tordait le ventre, je pensais être sur la bonne voie.

Et puis il y a eu ce SMS début juillet auquel j’ai failli répondre :

« J’ai raté mon bac, je vais perdre une année de ma vie à cause de mes conneries, tu ne trouves pas que j’ai assez payé ?
.. Je t’aime, reviens... ! »

Mais il y avait toujours ces images dans ma tête et, encore une fois, je n’ai vu que la mouille et la pisse de l’autre passer dans sa gorge et la nourrir de plaisir lors de cette nuit maudite. J’ai alors de rage effacé ma réponse.
Cependant, ce silence de ma part, pour la première fois, m’a laissé des remords.

Lorsque Delphine est arrivée, sa présence m’a bien mis du baume au cœur et j’ai commencé à revivre, même s’il y avait toujours une partie de moi qui restait dans le gris.

Malgré mon homosexualité avouée, notre proximité n’était pas altérée, ma préférence sexuelle était même prétexte à de nouvelles gamineries et nous riions beaucoup des mots coquins que nous nous disions sans aucun sous-entendu.

Elle faisait tout pour me distraire, m’égayer et me faire penser à autre chose. Elle y mettait tellement de cœur qu’elle y arrivait la plupart du temps et je passais alors des heures délicieuses.

Tout se passait bien, je revivais un peu même si parfois je m’abîmais encore dans la mélancolie de mon amour sali.

Dès le premier jour, elle a fait comme d’habitude, étant parfaitement à l’aise toute nue devant moi. Elle n’avait aucun sentiment de gêne lorsqu’elle me passait le gant sur les seins dans le bain et que je lui retournais la pareille, comme nous avions toujours fait. Enfin, elle ne semblait pas le moins du monde mal à l’aise tandis que je la serrais dans mes bras où, en culotte et t-shirt, elle s’endormait sans crainte. Et lorsque je me réfrénais, de peur qu’un geste, pourtant déjà fait cent fois, passe désormais pour déplacé, c’était elle qui me rappelait que rien n’avait changé entre nous.

Je me comportais donc comme d’habitude, mais c’était parfois difficile car parmi les sentiments que j’avais pour elle, ceux qui n’étaient pas du tout moraux tambourinaient dans mon cœur.

Un jour, elle m’a demandé de lui faire une épilation intégrale, ce qui n’était pas bien nouveau.
Jambes écartées, elle n’a pas semblé gênée tandis que je la préparais en humidifiant son bas-ventre d’eau tiède.

« Ça va ? Me dit-elle, tout d’un coup.
– Ben oui !
– Je veux dire, tu n’es pas trop troublée ?
– Un petit peu, bien sûr, mais je gère, t’inquiète !
.. Et toi, ça va ? Confortable la duchesse ?
– Ça vaaaaa..., pour l’instant je n’ai encore décelé aucun regard vicieux de ta part ! »

Je pouffais un peu tandis que je me préparais à étaler la mousse à raser autour de son sexe.
Il me semble qu’elle mouillait un peu, mais j’ai préféré ne rien dire.

« Il te plaît mon sexe ? Me dit-elle, soudainement.
– Oui, il est mignon, on voit qu’il a mangé quelques carottes mais ça va, l’indigestion est encore loin !
– T’es bête ! Et t’as pas remarqué que je mouillais ?
– Hein ? ? ?
– Oui ma chérie, je mouille pour toi, j’ai toujours eu envie d’essayer avec une fille, je ne savais pas comment te le dire, alors voilà... ! »

Tandis que je lui faisais des yeux ronds de surprise, elle a agrippé l’arrière de ma tête pour me tirer vers son sexe et ma bouche s’est posée sans trop protester sur sa fente.

« Allez, lèche-moi, je sais que tu en as envie, toi aussi ! »

À SUIVRE

Ripoulejo


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MessagePosté le: Jeu 13 Oct - 21:28 (2016)    Sujet du message: Entre cousines / Ripoulejo Répondre en citant

mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm délicieux... ça promet la suite avec Delphine !!
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Il n'y a rien de sale entre 2 adultes, propres et consentants (euh.. 2 ou plus ;-)


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MessagePosté le: Jeu 3 Nov - 01:19 (2016)    Sujet du message: Entre cousines. Chapitre 3 Répondre en citant

Corrigé par Redflag

Entre cousines

Chapitre 3


Dans l’instant, mon corps s’est mis à brûler. Je ne pouvais croire que "ça" arrivait finalement, moi qui en avais tant rêvé. Et pourtant, c’était bien vrai.

J’avais la fente entrouverte de ma cousine contre ma bouche. L’humidité qui tapissait ce sexe de femme perlait sur mes lèvres et l’odeur de l’urine qui envahissait mes narines emplissait mon esprit et mon corps d’un fantastique désir animal.

« Allez mon bébé, fais-moi l’amour, toi qui fantasme sur moi depuis si longtemps...¨
.. Regarde, je t’offre ma chatte et tout ce que tu voudras de moi, n’fais pas ta mijaurée... ! »

Il y avait de la supplication dans sa voix. Il était évident que sa tentative était mûrement réfléchie, depuis des mois peut-être et qu’elle avait dû envisager plusieurs scénarios plus ou moins retors pour arriver à ses fins.
Il n’y avait pas à penser, il n’y avait aucune raison de se poser des questions. Il suffisait d’écouter mon corps ! Et justement, dans ma tête, j’entendais ma langue m’insulter.

« Ouvre la bouche, connasse ! ! ! ! »

Et mes mains qui tremblaient de toucher n’étaient guère plus polies, croyez-moi !

Alors, puisque je voulais ce qu’elle voulait, j’ai fermé les yeux...

Tel un serpent sortant de sa tanière, ma "sweet little tongue" s’est faufilée entre mes quenottes et s’est littéralement enfoncée dans le sexe déjà gluant de désir de Delphine qui a soupiré de satisfaction. Craignait-elle vraiment au fond d’elle que je lui dise non ? Je ne crois pas. Malgré une petite crainte naturelle, elle savait que c’était gagné d’avance, elle ne connaissait que trop bien mon désir pour elle et ma récente période d’abstinence.

Dès que la saveur acide des restes de la miction parvint à mes papilles, le shoot d’adrénaline qui se diffusa dans mon corps fut terrible. C’était tellement surprenant ! Il y a quelques secondes, j’étais à mille lieues de penser que je ferais un jour quoi que ce soit avec ma cousine. Et voilà que ma bouche pressait bel et bien le sexe de Delphine, ce sexe dont je rêvais en fait depuis le début de ma puberté, ma langue recueillant les succulentes sécrétions et les faisant passer dans ma gorge dans le plaisir le plus vicieux.

Grognant comme une bête, j’aspirai violemment son clitoris trempé de mouille et de salive tout en lui introduisant un doigt dans le vagin.
De ses mains, elle écarta d’elle-même les lèvres, affirmant mon statut d’objet sexuel, sensation délicieuse d’être un outil que l’on utilise justement pour sa particularité, singulière différence qui n’est alors plus un "défaut de fabrication", mais une valeur ajoutée.

« Ah oui, ma petite cousine, bouffe-moi le minou, bouffe-moi... ! »

Je ne pouvais pas, à cette époque où je n’avais connu qu’une seule partenaire, me targuer d’être une bonne amante, mais je connaissais tout de même de délicieuses pratiques et je n’ai eu aucun mal à faire vibrer ma chérie. Malgré une relative violence dans mes gestes, elle ne semblait pas s’en rendre compte puisqu’elle m’a dit :

« Que tu es douce, Charlotte..., bien plus douce qu’un garçon... ! »

Je me suis vraiment surpassée et je n’ai pas mis trois minutes pour lui procurer un orgasme fulgurant. Je voulais lui montrer comment c’était bon l’amour entre femmes, je voulais la convertir, je voulais la baptiser. Ma langue me faisait mal tellement j’employais toute sa dextérité pour satisfaire ma nouvelle partenaire sexuelle.

Quand elle s’est calmée, je suis remontée au niveau de son visage et nos lèvres se sont jointes.

Nous nous sommes dit quelques mots touchants puis elle a « voulu me rendre la pareille ». Je crois qu’en fait, elle voulait surtout savoir ce que ça faisait de lécher un sexe de femme, même si je ne doutais pas que son envie de me donner du plaisir fut profonde et sincère.

Bon, elle, par contre, elle ne savait trop pas y a faire, et pour cause... Ce fut donc techniquement moyen, mais mon désir pour elle compensait et elle était à l’écoute de mes conseils. Heureusement, j’avais – et ai toujours – les bouts des seins d’une très grande sensibilité et, quand elle a commencé à me les gober, je suis partie au plafond, tandis qu’elle me stimulait le clitoris de ses doigts. J’ai connu un très bel orgasme que je n’ai même pas eu besoin de surjouer et elle en a retiré une grande fierté.

« Je viens de te faire jouir, je viens de te faire jouir ! ! ! ! » Piaillait-elle en me couvrant le ventre de bisous avec un sourire enchanté, elle en battait presque des mains.

Nous étions tout simplement heureuses et cela faisait longtemps que ce sentiment ne m’avait pas seulement effleurée.

Comme elle en voulait encore et qu’elle me demandait de lui faire découvrir autre chose, j’ai proposé un 69 qu’elle a immédiatement accepté et que, se retournant sur moi, elle a entamé dans l’instant. Là, ce fut vraiment le pied !

Sa carte maîtresse, c’était qu’elle se montrait au lit d’une grossièreté affolante. Les mots orduriers qu’elle sortait, avec sa voix douce et troublante de midinette, vous pénétraient les oreilles telle une musique entêtante et ce contraste m’excitait prodigieusement.

La doigtant d’un rythme soutenu, j’ai passé ma langue sur son cul et j’ai eu droit à une première salve d’immondices:

« Ah ouais, bonne idée, le cul aussi c’est bon, de toute façon, quand ça pue c’est toujours bon ! »

Les sens au paradis, aspirant bruyamment les sécrétions qui s’échappaient de son petit trou, j’ai du grogner un « moui... », sépulcral digne d’une ourse.

M’imitant, elle a également reniflé mon anus puis a commencé à y passer sa langue dessus.

« Putain, ouais, c’est trop top, ça sent bon et ça a bon goût ! » A-t-elle ajouté en frottant son nez contre ma rondelle.

Déjà son organe semblait prendre le pli et, alors que le mien se perdait dans les méandres de ses orifices, elle m’a surpris avec une succession rapide de coups de langue particulièrement violents sur le clitoris qui m’ont faite m’envoler en quelques secondes.

Et toujours ses grossièretés qui tambourinaient à mes oreilles.

J’ai été particulièrement émoustillée lorsque, quelques minutes et quelques décharges de plaisir plus tard, alors que nous pratiquions une nouvelle caresse où, les corps en ciseau, nos sexes frottaient l’un contre l’autre, elle m’a sorti un ignoble :

« On mélange nos pisses, ma chérie, tu te rends compte ? C’est comme si on se pissait dessus... ! »

Je la regardai comme on regarde une bête de foire, me demandant si elle n’était pas complètement timbrée... Mais je savais alors déjà que ces vulgarités me faisaient beaucoup d’effet et enflaient bien mon plaisir. Elle les distillait donc sûrement à bon escient.

Utilisant toute la souplesse de mon corps, j’ai réussi à nous procurer, à toutes deux, une jolie jouissance, une de plus, et c’est donc ensuite nos mouilles qui se sont mélangées, engluant nos étroites et courtes toisons de poisseuses sécrétions alors qu’en hurlant elle déversait des tombereaux de gros mots dans mes oreilles.
Heureusement que nous étions seules à la maison...

Une fois nos pulsions assouvies, nous sommes restées blotties l’une contre l’autre, dans le silence et la satisfaction.

« Je n’ai jamais joui autant de fois en aussi peu de temps, tu es vraiment fantastique, ma chérie !
– Aucun regret, donc ? Ai-je dit.
– Oh non ! On recommencera ?
– Bien sûr, tant que tu voudras !
– Merci ! »
.. C’est vraiment génial entre filles…, je ne pensais pas qu’on pouvait se donner autant de plaisir ! »

Comme une conne, je pensais à Pauline, avec qui le sexe était, les sentiments étant là, bien plus fort, bien meilleur. L’avais-je trompée ?
Ca faisait deux mois que je l’avais quittée mais quelque chose me retenait à elle et je me sentais infidèle quelque part. Ah que c’est bête l’amour...

« Je vais prévenir le Troupeau qu’on l’a fait ! A-t-elle déclaré.
– Ah non, tu ne vas pas faire ça ?
– Et pourquoi pas ? Je n’en n’ai pas honte ! ! ! ! »

Et oui... bien sûr...

« Eh oh, tu n’oublies pas un peu vite qu’on est cousines ? C’est de l’inceste ! » Ai-je dit, d’un ton peu convaincant.

Elle a haussé les épaules et m’a regardée en souriant:

« Je suis fière et heureuse d’avoir fait l’amour avec toi et je veux partager ce bonheur avec mes amies, tant pis pour elles si elles sont trop connes pour comprendre ! »

"Le Troupeau", c’était notre cercle de copines. On était en tout six et on se tenait en trois ans, de la plus âgée à moi, la plus jeune. On était follement proches.
Malgré son éloignement, Delphine avait réussi à faire en sorte que les liens ne se distendent jamais et, quand elle revenait en France, c’était toujours le même bonheur de nous retrouver enfin "au complet".

Outre nous, les deux cousines, ce cercle comprenait Virginie, qui était notre meilleure amie puisque, depuis la maternelle, nous étions toujours dans la même classe, elle et moi. C’était une fille calme et sérieuse au visage enfantin et malin. Indécrottable rêveuse, elle se réservait pour le Prince charmant et ne laissait pas un garçon aller plus loin que le bisou. On dormait souvent ensemble et je ne l’avais, bien sûr, jamais touchée, ni lui avait fait la moindre avance. Comme pour Delphine, nous ne nous gênions pas, nous étions souvent nues l’une devant l’autre. Certains de ses regards étaient troublants mais j’avais toujours préféré croire que je me faisais des idées.

Ensuite il y avait Malika, exubérante fille d’un sympathique escroc qui faisait le ramadan chez Ricard et Justin Bridou. Elle avait transformé notre trio en quatuor il y a une dizaine d’année. Scolarisée dans la même école primaire que nous, c’est à la danse que Delphine et elle s’étaient rapprochées. A 19 ans révolus, elle était vierge également.

Mes leçons de guitare, commencées à douze ans, m’avaient fait faire la connaissance de la fille de mon prof, la timide et discrète Valérie, la plus belle de nous six. D’une mentalité un peu hippie, elle avait la tête dans les étoiles. Bientôt 19 ans, elle sortait d’une sale histoire avec un mec qui l’avait larguée après qu’elle lui ait donné sa virginité par amour. Nous étions le rocher sur lequel elle se reposait pour ne pas sombrer. Ses parents nous remerciaient avec profusion à chaque fois car ils avaient eu très peur pour leur fille.

Enfin, il y avait la grassouillette et délurée Magali. Il y a deux ans, à la suite d’une calamiteuse série de redoublements au collège, elle était tombée dans notre classe de seconde et Virginie, qui était pourtant tout son contraire, l’avait adoptée. Ce volcan était vite devenu notre mère couveuse, notre chef de clan et notre conseillère pour les histoires de cœur. En attendant un jour d’avoir des gosses, elle s’entraînait à la maman sur nous. Elle avait 20 ans et avait arrêté l’école l’été dernier. Elle collectionnait les hommes et ne crachait pas sur un petit billet en échange d’un câlin. Elle venait de tourner ses premiers pornos pour payer son loyer après divers petits boulots que sa bêtise naturelle lui faisait toujours perdre rapidement. Elle se disait hétéro à 200%.

Elles savaient toutes depuis la semaine dernière que j’étais homosexuelle. Delphine m’avait forcé la main et je le leur avais annoncé de manière très inconfortable.
Je craignais beaucoup leur jugement mais surtout de les perdre.
Une ou deux ont pleuré et il a fallut que je les rassure, que je leur fasse comprendre que ça ne m’empêchait pas d’être bien dans ma peau.
Après leur avoir raconté de A à Z tout ce pan caché de ma vie, j’ai du répondre à des questions en tous genres, même les plus "techniques" et parfois, à mes réponses, je voyais des étincelles dans certaines paires d’yeux.
Globalement, elles m’ont en quand-même un peu voulu que j’aie gardé ça en moi trois ou quatre ans. Mais cette rancœur n’a pas dépassé la journée.
Ma confession s’est donc très bien passée et j’ai continué à avoir le même traitement de la part de mes amies. Les câlins amicaux que nous nous faisions depuis toujours étaient toujours aussi chaleureux et elles me tenaient la main dans la rue avec les mêmes marques d’affection. Mais c’est surtout mon naturel qui les a décontenancées car si elles n’avaient changé leur comportement, elles ont bien vu que le mien non plus n’avait pas varié d’un pouce et que je ne levais pas plus la tête de mon bouquin quand elles mettaient leur maillot de bain devant moi. Parfois, je sentais même et à ma grande surprise un peu plus d’empressement à me coller.

Je me sentais acceptée telle que j’étais par la masse et cela me faisait un bien immense.
Même si, comme je l’ai dit, il n’y avait plus de pensée négative dans mon esprit, je ne pouvais m’empêcher de me reconnaître comme différente. Et là, dans ce troupeau de gonzesses hétérosexuelles, je m’apparaissais noyée parmi elles, comme les autres, ni plus ni moins. Ma vie sociale continuait donc à être celle de toutes les filles de mon âge et je ne remercierai jamais assez Delphine pour cela.

Le SMS, d’un culot monstre propre à cette grande gueule, disait :

« Hello le Troupeau. Charlotte et moi, on vient de se bouffer la chatte ! C’est top et je vous le conseille ! À qui le tour ? Bien sûr, comme d’hab, ce qui se passe dans le "troupeau" reste dans le "troupeau" ! »

Les réponses ont été enflammées, avec parfois une curiosité qui ne me semblait pas innocente. Il n’y a pas eu une seule ligne sur notre lien de parenté.

Delphine et moi, nous ne prenions que rarement le temps de vraiment faire l’amour « bien comme il faut », c’était plutôt des flashs de désir qui s’emparaient de l’une qui se jetait alors sur l’autre. Ca pouvait nous prendre à n’importe quel moment. Quand j’analyse nos galipettes, je me rends surtout compte que ce que nous aimions, c’était donner du plaisir à l’autre, nous nous foutions de notre propre jouissance. Et quand il y avait une demande particulière, comme certaines douches qui furent assez dorées, il y avait un grand plaisir à s’exécuter, à se rouler dans la fange et à s’enfoncer dans la saleté pour satisfaire les envies hors normes de notre chère parente.

Nous nous sommes plongées dans le stupre pendant cet été merveilleux, l’été de ma vie.

Les premiers jours, Delphine m’a beaucoup aidé à assumer le regard des autres. La première fois qu’elle m’a tendu ses lèvres en public, à dessin, j’ai avancé ma bouche en tremblant.

« Tu vois, ce n’est pas la fin du monde ! »

C’était lors d’une fête votive, sur la place d’un village. Autour de nous, les mecs qui bavaient sur nous depuis notre arrivée ont en effet changé leur regard dès que nos langues se sont emmêlées. Passée leur déception, il n’y avait aucun dégoût dans leur comportement et j’ai pu discuter avec les plus intelligents d’entre eux. Et puis il y avait la tornade Magali pour les distraire...

Nous passions presque toutes nos journées avec le Troupeau, chez l’une, chez l’autre, à la plage (celles majeures avaient déjà leur permis et une voiture) et, quand j’ouvrais les yeux, je pouvais entr’apercevoir quelques regards envieux tandis que Delphine et moi nous embrassions sans gêne devant elles. Cette furie avait bien précisé aux autres, sans me demander mon avis bien sûr, que je n’étais pas son exclusivité et qu’elles étaient libres d’en profiter.

Le temps passait donc dans le fun en cet été étouffant.

C’est Virginie qui a été la première à m’entreprendre quelques jours plus tard. Elle s’était, comme si c’était possible, encore plus rapprochée de moi depuis mon coming-out et son regard semblait plus qu’intéressé. Je ne me faisais donc pas des idées !
Elle était beaucoup plus câline, elle me touchait tout le temps. On l’avait toutes remarqué mais on n’en parlait pas, même si on en souriait beaucoup.
Ses embrassades étaient plus tendres et, quand nos mains s’unissaient, je sentais de petits tremblements chez elle, les prémices d’une caresse qu’elle n’osait pas et je la voyais, en m’attendrissant, baisser les yeux quand je la regardais en souriant.

Nous avions avec fureur investi la maison de ses parents qui, partis passer quinze jours en Grèce avec son petit frère, l’avaient désertée.
Après une installation rapide dans les chambres, nous nous étions posées au bord de la piscine avec quelques bières.
Les hauts murs empêchaient tous vis à vis et c’est donc à poil que Magali exhibait ses appétissants bourrelets et sa lourde poitrine. Delphine et Malika étaient topless et les trois dernières, dont j’étais, avaient gardé leur haut.
Mais dans le hamac à deux places, après s’être lovée contre moi, ma cousine m’avait découvert les seins presque de force pour pouvoir me gober les tétons.
Cette caresse m’a toujours vidée de ma volonté alors quand, après quelques baisers langoureux, elle avait glissé la main dans le fin triangle de tissu qui me couvrait l’entrejambe, je m’étais laissé faire.
Elle m’avait alors tendrement masturbée, toujours en s’occupant de ma poitrine avec sa bouche, devant les quatre filles qui n’en perdaient pas une miette dans un silence de plomb seulement troublé par mes langoureux soupirs.
C’était vraiment très agréable, même plus, c’était formidablement excitant, ces yeux posés sur nos ébats et je me perdais dans cet exposition affolante d’impudeur. Je n’ai donc pas protesté quand elle m’a enlevé mon slip de bain, je l’ai même aidée, dévoilant à notre public, mon sexe trempé labouré par ses doigts de fée. Elle m’a amenée jusqu’à un fantastique orgasme très bruyant qui fut applaudi.

Le feu aux joues et un peu honteuse d’une telle exhibition, toute nue, les cuisses trempée de ma jouissance, j’ai piqué une tête et toutes sont venues me rejoindre dans la piscine.
Après quelques batifolages, j’ai entamé une danse aquatique avec Virginie sous le regard complice du reste du Troupeau. Sous l’eau, je sentais ses mains me coller de manière bien plus équivoque que d’habitude et me caresser timidement les fesses. Je répondis alors par la même douceur à ses gestes. Nous nous étions comprises.

Après une courte séance de bronzette, nous sommes rentrées et nous nous sommes affalées sur le large canapé d’angle devant la TV. J’ai proposé une collation et je suis allée dans la cuisine faire des tartines de Nutella et de confiture. Virginie m’a demandé si je voulais un coup de main.

« Mmmm... un coup de main..., ah oui, je veux bien mon cœur ! » Ai-je répondu en quittant la pièce sous les rires étouffées de nos amies, faisant rougir Virginie plus que de raison.

Sans aucune gêne, je lui faisais ainsi comprendre que je l’attendais, elle et toutes les caresses qu’elle brûlait de me donner depuis quelques jours.

Elle est arrivée quelques secondes plus tard dans la cuisine. Je ne sais pas ce que les autres lui ont dit sur le canapé, mais ça ne pouvait qu’être des mots d’encouragements. Elles la savaient sensible et ne se seraient jamais permises une moquerie.
Occupée par mes tartines, j’ai tourné la tête en sa direction et lui ai souri amoureusement alors qu’elle venait vers moi.
Sans un mot, elle s’est collée à mes reins et a passé ses bras autour de ma taille pour déposer un doux baiser sur mon épaule, ce qui m’a faite trembler de désir. J’ai prononcé un « mmmm... », de plaisir, les yeux fermés en levant la tête au plafond et ses mains ont ensuite glissé sous le t-shirt que j’avais enfilé pour remonter jusqu’à ma poitrine déjà dure. Je me suis retournée et nos bouches se sont jointes.
Le baiser a duré longtemps, stoppant quelques instants, parfois, pour nous puissions nous regarder. J’ai un peu caressé son sexe par dessus le slip de bain et elle en a soupiré.

« Et ben ? ? ? »

Delphine, comme les autres, se doutait bien de ce qui devait présentement se passer dans la cuisine, mais elle était la seule à être venue nous espionner à pas de loup. Seins nus comme si elle était chez elle, les mains sur les hanches, elle nous souriait malicieusement.
Tandis qu’elle nous laissait en disant fièrement « une de chute ! », nous avons gloussé et repris notre baiser.
Puis, j’ai regardée langoureusement ma plus ancienne amie et lui ai chuchoté :

« Viens, je vais te faire l’amour ! »

Elle a rougi, mais ses yeux ont dit oui. Je lui ai pris la main et l’ai emmenée vers l’escalier.

Nous sommes passées devant les autres dans leur silence souriant et complice.
Seule Magali l’a ouverte :

« Ben, et les tartines ? »

Elle a pris un petit coude de coude de Valérie et est devenue écarlate sous le regard affligé des trois autres.

Nous sommes montées dans sa chambre et je l’ai allongée sur son lit.
Les vêtements ont lentement été retirés et nous nous sommes aimées dans la plus grande tendresse, un moment de vie rien que pour nous, tout en sachant bien que les quatre autres, crevant de curiosité et, peut-être même d’envie, étaient derrière la porte à nous écouter en gloussant.
Très réceptive, ma nouvelle amante a très bien goûté mes caresses et j’ai eu une joie infinie à lui faire découvrir ces sensations-là. J’avais l’impression d’avoir la charge d’un petit oisillon dont l’éducation dépendait de mon attention. Elle avait de l’instinct et a su trouver certains gestes qui m’ont procuré un bien grand plaisir.
Lorsqu’elle a baissé pavillon et que nous nous lovions sur un drap trempé de sueur, elle m’a dit, avec vanité :

« Tu vas voir, on va te la faire oublier, ta Pauline ! »

En quelques jours, le « Lesbo-club » s’est agrandi et seule Magali ne participait pas à nos petits jeux coquins. Elle avait dû tourner à reculons deux ou trois scènes avec des femmes dans ses pornos et cela lui avait laissé un très mauvais souvenir.

J’étais la seule vraie lesbienne du troupeau, les autres avaient des sentiments variés allant de la curiosité à une bisexualité ignorée ou refoulée qui s’exprimait enfin. Et puis la mentalité de groupe et notre solidarité sans borne les unes envers les autres faisaient tomber bien des barrières et des à priori.

Après Virginie, ce sont donc Malika et Valérie qui sont bien vite venues me voir pour s’ouvrir aux joies de l’amour saphique. Je pense qu’elles avaient déjà dû échanger un ou deux baisers dans l’intimité ces derniers jours, certains regards complices entre elles ne trompaient pas, mais qu’elle n’avaient pas osé aller plus loin. Je leur ai apporté ensemble toute la douceur de mon savoir, dans l’alcôve bruyante d’une chambre.

C’était surtout Valérie, qui avait frôlé la dépression il y a quelques semaines, qui retirait le plus de joie de nos jeux et son retour à la vie se passait désormais de façon exponentielle. Et bien sûr, Delphine, ma favorite, me cajolait toujours aussi brutalement. Nous nous abandonnions toutes sans fausse pudeur et avec confiance tantôt dans les bras de l’une, tantôt dans les bras de l’autre, sous la bienveillance passive de Magali qui nous couvait et ne s’offusquait pas de nos caresses. Et elle nous lovait tendrement quand nous nous réfugions entre ses énormes seins qu’elle nous laissait téter avec dévotion et respect.

En dehors des règles, de toute bienséance et sans aucun tabou, l’ambiance était vite devenue perpétuellement torride entre ces quatre murs que nous avions transformés en un ashram parfumé d’encens où se diffusait, en sourdine, des musiques hindoues. Les fenêtres à peine entrouvertes, sans nous soucier du jour ou de la nuit, nous avions créé un monde à part où le soutien-gorge semblait avoir disparu.
Entre deux ballades, On dansait langoureusement sur « Dressing up » de The Cure, désormais notre hymne, ou d’autres mélodies lascives, tétons contre tétons, des colliers de pâtes autour du cou. On prenait des bains de minuit dans la piscine éclairée par la Lune, les portes des salles de bains ne se fermaient plus. Ce fut pour nous six deux semaines de folie et d’évasion.

Par terre, dans le salon, à moitié nues sur une profusion de coussins, enlacées et mélangeant nos langues, nous récitions des poèmes et chantions des chansons en buvant de l’alcool et, parfois, en fumant un petit joint.
Devant les autres, les amantes n’allaient en général pas plus loin que les baisers torrides et les câlins langoureux. Les mains qui s’égarent dans les culottes (quand on en portait) et autres caresses plus poussées se passaient, quand-même, le plus souvent à l’étage ou au bord de la piscine et, après avoir vu deux ou trois de nos compagnes tendrement enlacées se lever pour s’isoler, nous entendions des murmures et des soupirs nous parvenir de l’escalier ou de dehors. Nous buvions alors une coupe sacrée dédiée à leurs amours. De là où elles étaient, si elles nous entendaient, elles nous en remerciaient, puis reprenaient leurs ébats avec encore plus d’entrain.

Quand l’une de nous devait nous quitter quelques heures, parce qu’elle avait une obligation familiale ou pour toute autre raison, elle brûlait de revenir dans notre cocon pour se faire chérir par ses amoureuses.

Ces quinze jours resteront pour toujours un moment fabuleux, notre grand trésor, un petit séjour en dehors de la réalité, de l’espace et du temps, une parenthèse magique dans notre vie cartésienne.
Et pour moi, en tant qu’homosexuelle au cœur brisé, cela restera un moment merveilleux et une véritable renaissance. Je compris que, en naviguant dans le milieu gay, j’aurai de nombreuses occasions de me trouver des maîtresses et, peut-être, de trouver l’amour pour enfin tourner la page de Pauline.
Anesthésiée par cette profusion d’amour, de sexe mais surtout de tendresse, je ne pensais plus que rarement à elle, étant tellement bien entourée et cajolée par mes amantes. Mais quand ces pensées venaient, elles étaient toujours aussi douloureuses. Je n’ai reçu qu’un seul SMS d’elle pendant cette période incroyable. Un petit message d’amour et d’excuse qui ne demandait rien et auquel je n’ai une nouvelle fois pas répondu.

Quand nous avons dû quitter les lieux, nous en avons été bien attristées mais nous avons pu rapidement constater que cette complicité saphique qui s’y était créée entre nous allait demeurer intacte. Les flirts ont en effet perduré et nous nous abandonnions souvent pour quelques minutes de plaisir à deux ou trois.

Delphine et moi avons donc réintégré ma chambre et mon lit où notre relation a continué.
On avait parlé, je savais que je n’étais qu’une épisodique parenthèse dans sa vie de femme hétérosexuelle et que je n’avais rien à espérer de sérieux d’elle. Je me contentais donc de nos ébats sucrés avec délectation et ne désirais pas plus. Elle était mon fantasme, je le réalisais, c’était très bien comme ça. Je lui ai tout de même arraché la promesse que, l’année prochaine, si nous n’étions engagées, ni l’une ni l’autre, par un quelconque serment de fidélité, nous reprendrions nos rapports saphiques.

Et puis, avec son caractère de feu, je n’aurais, sans doute, pas supporté d’être en couple avec elle, c’est à dire d’avoir des droits sur elle et des devoirs envers ce volcan.

Virginie, elle, vivait une extase permanente. Elle ne se lassait jamais de nos caresses et était très « demandeuse ». Nous la couvrions, avec délectation, d’amour et de tendresse, tant son bonheur transpirait. Est-il possible d’être amoureuse de quatre personnes en même temps ? Je ne sais pas, mais son exemple s’en rapprochait beaucoup.

Valérie et Malika étaient devenues folles l’une de l’autre et ne se quittaient plus. Si nos petites séances de touche-pipi devaient déboucher sur une véritable histoire d’amour, c’est certainement de ce coté-là qu’il faudrait mettre quelques pièces.

Magali, elle, surveillait avec attention ce harem et, avec son répertoire rempli de verges bien dures, avait elle aussi bien des occasions de prendre du plaisir. Mais elle ne s’éloignait jamais bien longtemps car elle se sentait responsable de notre communauté lesbienne. Avec son audace naturelle, elle allait chez les mecs, prenait son coup de quéquette et se barrait avec à peine un merci.

Le seul point négatif de ces quinze jours passés à s’amuser, c’est que nous avions toutes pris vraiment goût à l’alcool et que nos réunions et sorties tournaient désormais à la beuverie. Pas regardantes, on prenait les premiers prix et on pouvait ainsi se torcher à peu de frais chez l’une ou l’autre, dans un parc, une plage ou au bord d’une piscine, en attendant que l’heure des bisous arrive. Valérie surtout, la timide Valérie, ne se laissait vraiment aller que lorsqu’elle avait bu, mais ça atteignait alors des proportions effarantes et il fallait la surveiller quand on était en public. De gentille petit fille bien sage et bien prude, elle devenait, enivrée, un vrai diable assoiffé de baisers d’où qu’ils viennent et où qu’ils se posent. Un soir, alors qu’elle venait de se descendre une bouteille d’une horrible piquette à elle toute seule, elle avait exigé et obtenu qu’on lui pisse toutes dessus, Magali comprise, au bord de la piscine. Elle était folle, notre petite Valoche, et on l’aimait pour ça. Le lendemain, tandis qu’on l’appelait « madame Pipi », elle gloussait tendrement dans les bras de sa Malika adorée.

Toujours en quête de nouvelles aventures, on a voulu faire une sortie chez les nudistes. Internet nous avait bien renseignées où aller et nous nous sommes régalées dans le coin lesbien de la plage de l’Espiguette. Notre escapade a tourné à l’exhibition et certaines des photos que nous avons prises furent d’une affreuse vulgarité...
Les autres goudous étaient effarées de nous voir, avec nos bières et notre pinard, nous amuser en nous roulant des patins les unes les autres et baladant nos mains sur nos corps, sous un soleil aveuglant, pendant que Magali était allée se faire couvrir de sperme par des inconnus dans les dunes, côté échangistes. Et encore une fois, c’est une Valérie démontée qui a choqué le plus l’assistance en prodiguant une caresse buccale sur sa chère petite beurette, la tête sous un journal qui ne cachait en fait rien du cunnilingus aux gens les plus proches.

À la mi-août, alors que le départ de ma cousine se rapprochait, nous avons appris une nouvelle qui, pour nous, était formidable. Une sombre histoire, mêlant argent et infidélité, venait de se passer entre les parents de Delphine. Résultat, sa mère la laissait en France et viendrait la rejoindre dans un mois ou deux, une fois la séparation réglée.

Malgré la peine de voir ses parents se séparer et de quitter son île paradisiaque, elle était heureuse de rester avec nous et nous avons décidé de fêter ça par une super nouba en ville.

Le samedi suivant, après la pizzeria, nous donc avons cherché un bar sympa pour nous bourrer la gueule et nous sommes passées devant un de ces établissements tendance gay friendly.
Magali a proposé de s’y arrêter.

« -Mais c’est un bar homo ! » Ai-je répondu.

En fait, j’avais peur de tomber sur Pauline.

« Et alors ? Faut pas mourir idiote ! A-t-elle répondu malicieusement car elle avait bien compris.
.. Et puis toi, il faut te recaser, si ça doit me coûter une main aux fesses, ce n’est pas bien grave et je te promets de rester polie avec la gourgandine qui osera ! »

L’ambiance était vraiment sympathique, notre petit groupe s’est vite gonflé et nous étions bien dix filles à la fermeture à rire et boire ensemble. À flirter aussi... Certaines ont d’ailleurs été se tripoter un peu aux toilettes.
Lorsque le bistrot a baissé les rideaux, nous nous sommes laissé embarquer par les autres en direction de la boite gay qui était encore bien vide à cette heure. Le videur n’a pas fait d’histoires quant à nos visages un peu jeunes, notre maquillage nous ayant bien aidées, et puis, surtout, il « connaissait » Magali. On a commandé deux bouteilles de vodka, à dix, ca ne faisait qu’une quinzaine d’euros chacune.

On a rassemblé trois tables, on s’est servi chacune un verre qu’on a vidé en trois gorgées, puis on a investi la piste de danse désertée. Magali, toujours grande gueule, a demandé au DJ, qu’elle « connaissait » aussi, de nous mettre la musique que nous aimions, prétextant que nous étions encore les seules à danser.
L’alcool aidant, nous nous sommes toutes retrouvées à nos tables à nous rouler des patins sous la supervision passive et complice de notre grande prêtresse. Il y avait quelques secondes, c’était Virginie qui mêlait sa salive à la mienne, mais, désormais, c’était Valérie qui s’occupait d’elle tandis que je me lovais contre une petite nouvelle toute mignonne qui se nommait Aïcha et qui m’embrassait divinement en me caressant les fesses.

Tandis que je retirais ma langue de sa bouche en souriant, j’ai ouvert les yeux et vue une fille super sexy devant les marches qui menaient à l’entrée, je dirai à cinq ou six mètres de moi. J’ai porté mon regard sur elle avec plus d’attention et reconnus son visage.

Mon sang s’est glacé et le sourire a fui mes lèvres.
Pauline, figée, me regardait avec des yeux de folle.

À SUIVRE

Ripoulejo


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Sven


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MessagePosté le: Jeu 3 Nov - 15:15 (2016)    Sujet du message: Entre cousines / Ripoulejo Répondre en citant

WAOWAOWAOWAOW Ripoulejo !! Absolument fantastique !! Mille mercis
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Il n'y a rien de sale entre 2 adultes, propres et consentants (euh.. 2 ou plus ;-)


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MessagePosté le: Mer 23 Nov - 12:25 (2016)    Sujet du message: Entre cousines. Chapitre 4 Répondre en citant

Corrigé par Redflag

Entre cousines

Chapitre 4


Pauline était accompagnée d’un groupe mixte d’une trentaine d’années qui est venu s’installer à deux tables de nous.
Elle était, ce soir là, d’une beauté stupéfiante. Sa robe écarlate, aux épaules nues, s’arrêtait juste au dessous des cuisses et courbait avantageusement ses formes. Je remarquai immédiatement qu’elle avait pas mal maigri.
Somptueusement maquillée, elle ressemblait à une gravure de mode.

Je ne sais pas si elle était déjà éméchée, mais elle s’est ruée sur le Whisky quand la bouteille est arrivée sur la table et a descendu sec son premier verre, sa main tremblait...

J’ai dit à Delphine et à celles qui m’entendaient :

« La fille en rouge, là, à coté, c’est mon ex !
– Pauline ?
– Ben oui, crétine, j’ai pas encore couché avec toutes les gouines du coin !
– Mazette, tu t’emmerdes pas ! A dit Magali, admirative et ayant toujours une connerie à sortir.
– Fait chier, putain... !
– Allez, ne gâche pas ta soirée pour elle, elle doit être encore plus mal à l’aise que toi !
.. Mets-toi minable et arrivera ce qui doit arriver ! » Conclut notre grande prêtresse.

De l’autre côté, aussi ça devait parler et, bien vite, les deux tablées se jetaient des coup d’œil suspects...

Plus les verres se vidaient dans nos gosiers, plus longtemps nos regards semblaient pesants. On ne se dévisageaient pas, bien sûr, on s’évitaient plutôt même, mais chacune pouvait sentir le regard lourd de l’autre dans son dos.

À un moment, Pauline est partie danser. Elle était belle et merveilleuse à regarder, cette vision était insupportable pour moi...
Je l’aimais encore, toujours aussi fort, je m’en rendais bien compte.
Je la voulais entre mes cuisses, je la voulais entre mes poings.
Entre haine et amour, désir et rancune, parfois nos regards se croisaient et s’affrontaient pour une fraction de seconde, tandis qu’elle repoussait les avances grossières des quelques garçons hétéros qui la collaient.

Delphine, remarquant une petite larme se dessiner sous ma paupière, m’a embarquée et nous sommes montées, main dans la main, au fumoir, juste à coté de la backroom où les mecs allaient se sucer et s’enculer dans le noir.

« Allez, va la voir !
– Non, nous n’avons rien à nous dire !
.. Pas après ce qu’elle a fait !
– Tu l’aimes toujours, on est d’accord ?
– Oui, bien sûr !
– Alors… ? »

Elle allait toujours dans le même sens et moi je restais invariablement sur mes positions, sa leçon commençait à bien me saouler (lol) et je regardais mes pieds.

Il y avait continuellement des allées et venues dans ce petit cube de brique et de verre et je ne faisais pas attention à qui entrait car je savais que Pauline ne fumait pas.
Je disais je sais plus trop quoi à ma cousine quand celle-ci a soudainement regardé derrière moi et dit, d’une voix un peu plus forte :

« Salut, je suis Delphine, la cousine de Charlotte ! »

J’ai levé la tête et l’ai tournée pour voir à qui elle parlait, mais je savais alors déjà très bien qui devait se trouver derrière moi.

Et là, mon cœur s’est emballé, tandis que des frissons parcoururent ma peau.

Je me suis effectivement retrouvée face à Pauline.

Delphine a immédiatement écrasé sa clope dans le cendrier.

« Bon ben, je vous laisse !
.. Et toi, n’fais pas la conne hein ? » A-t-elle ajouté, en me montrant un doigt menaçant avant de s’éclipser, me laissant seule avec celle avec qui je ne voulais surtout pas parler.

J’ai senti mes jambes me lâcher.

« Salut... Lui ai-je lancé, atrocement gênée.
– Salut... A-t-elle répondu, pas plus à l’aise.
– Désolée pour ton Bac !
– Oh, je ne peux m’en prendre qu’à moi !
– Tu fumes maintenant ?
– Oui, faut bien que je trouve du réconfort dans ma vie de merde ! »

Là, elle m’a bien séchée et je n’ai su quoi répondre.

« Tu t’amuses bien à ce que je vois ! A-t-elle ajouté sans méchanceté, mais avec un peu d’aigreur dans la voix.
– Je fais ce qu’il faut pour t’oublier !
– Et ça marche ?
– Pas du tout ! »

J’avais froidement répondu, avec des éclairs dans les yeux. Mais je savais bien dans le fond que je commettais un aveu, l’aveu de mon amour pour elle et qu’elle n’en retirerait que de la joie. Je m’en mordis immédiatement les doigts, mais il était déjà trop tard.
Elle a dû voir mon embarras. De toute façon, j’ai toujours été incapable de lui cacher quoi que ce soit et elle n’en a pas rajouté, au contraire...

« Tu sembles pourtant très bien entourée !
– Je m’amuse bien, c’est vrai, mais ça n’remplace pas !
– Ça ne remplace pas, quoi ?
– Une relation amoureuse de confiance... ! »

Un pas en avant... deux pas en arrière...
Bon, puisque les hostilités étaient lancées, autant sonner la charge !

« Elle est avec toi, la pute avec qui tu m’as faite cocue ?
– Non, elle ne fait pas partie de notre groupe !
– Ah, mais elle est quand même présente dans la salle ?
– Oui, elle est là, avec des copines à elle ! »

Là j’ai ouvert de grands yeux, un frisson est passé dans mon cou et, instinctivement, je lui ai pris le poignet qui tenait sa cigarette.

« Ce n’est pas l’une des filles à ma table, j’espère ?
– Non, c’est une autre, si je te dis qui c’est, ne fais pas d’esclandre, s’il te plaît... !
– Je n’en ai pas l’intention, elle ne m’a rien fait de mal, ELLE !
– Je t’en prie... ! »

Je voyais ses yeux se mouiller de larmes. J’ai eu beaucoup de mal à la lâcher, la douceur de sa peau mettait mon âme en feu.

« Je veux juste que tu me la montres !
– Tu ne peux pas la louper, c’est celle qui avec les cheveux verts, avec un t-shirt de Mylène Farmer !
– LA CAMIONEUSE ? ? ? ? ? »

Tout le monde s’est retourné sur moi dans le petit espace clos.
Pauline acquiesça de la tête.
J’avais remarqué, dès mon entrée, une fille particulièrement masculine, pas très belle mais assez charismatique. Cela amplifia mon dégoût car j’avais en horreur les femmes qui se singeaient en homme.

« Ce monstre ? Ai-je ajouté les yeux écarquillés de répulsion, à voix basse.
– J’avais trop bu, je ne me suis pas rendu compte de ce que je faisais... !
– Beurk ! ! ! »

Quitte à être trompée, autant que ce soit avec Miss Monde, mais pas avec cette..., cette horreur ! ! ! !
Bon allez changeons de sujet, et puis ça ne change rien qu’elle soit belle ou moche, je reste cocue !

« Ton cercle d’amies s’est beaucoup élargi dans la communauté gay, je vois !
– Oui, je le vis au grand jour, j’ai parlé avec mes parents, ils s’en doutaient de toute façon... !
– Bravo, moi je n’en suis pas encore capable, mais c’est vrai que toi tu es majeure ! »

J’étais pas mal pompette et d’être devant elle me tournait la tête, alors j’ai sorti une grosse connerie :

« Tu dois beaucoup baiser, maintenant ?
– Ça ne te regarde pas, mon cœur ! »

Ce "mon cœur" m’a fouettée plus que le refus de répondre, mais elle avait raison, ça ne me regardait plus. À chaque phrase, elle reprenait son ascendant sur moi, elle que je suivais partout quand nous formions ce couple que j’étais pourtant la seule à avoir détruit.

« Je ne te retourne pas la question ?
– Non, c’est inutile !
.. Mais je ne fais pas ça pour te faire chier !
– C’est aussi bon qu’avec moi ? »

Je ne m’attendais pas à tant de culot mais, étrangement, la question m’a plus troublée que choquée. J’ai regardé mes pieds. Je vous jure que je voulais répondre un truc méchant, je vous le jure, mais quelque chose en moi a parlé à ma place et je n’ai pas pu sortir autre chose que la vérité, la tendre vérité qu’elle espérait sans doute entendre.

« Non, toi je t’aime, pas elles ! »

J’ai eu soudain l’impression qu’autour de moi la température tombait en dessous de zéro et que le froid mordait mon corps sur toute sa surface.

« Bon, je redescends..., à plus ! »

En serrant les dents, je lui ai tourné les talons et suis sortie du fumoir sans me retourner, une envie irrépressible de pleurer toutes les larmes de mon corps. Quelle conne d’avoir autant déballé mes sentiments, quelle conne, mais vraiment, quelle conne ! ! ! !

Delphine a été surprise de me voir revenir aussi rapidement, elle m’a fait des yeux noirs comme si elle craignait le pire. J’étais décomposée.

« Alors ? A-t-elle osé.
– Ça s’est passé sans esclandre, réchauffe-moi ! »

Ma voix était chevrotante et elle m’a prise dans ses bras tandis que je luttais en vain pour retenir mes sanglots.

« Allez, sois forte ! »

Je me suis reprise et j’ai bu une vodka cul-sec.

Quelques minutes plus tard, Pauline est redescendue et a rejoint sa troupe. Elle n’a jeté qu’un œil vers moi, mais elle a vu de suite que j’avais pleuré.
Le simple fait de m’avoir parlé semblait lui avoir fait du bien et j’ai vu qu’elle se détendait énormément. C’était imperceptible mais ça ne pouvait m’échapper à moi.
Après tout, c’était normal, ce que je lui avais appris se résumait à deux choses : je l’aimais toujours et elle me manquait atrocement. Après trois mois de silence cruel, voilà qui avait de quoi lui réchauffer le cœur et l’espoir renaissait sans doute en elle.

Delphine avait bien évidemment tout balancé aux nouvelles venues pendant que j’étais là-haut et j’ai vite repris la soupe de langue avec mon entourage qui se disputait pour me consoler.
On picolait, on dansait, on montait pisser ou fumer mais, surtout, on s’embrassait, ça a duré des heures. Nous en étions à la quatrième bouteille.
Je crois qu’après un certain temps, mon drame sentimental était connu d’une bonne partie des personnes qui étaient là. Le groupe qui comprenait la camionneuse, se faisait tout petit et puis, à un moment, on ne les a plus vues.

Nous nous sommes toutes écriées lorsque, à nos côtés, nous avons vu Magali tendre les lèvres à Virginie et lui manger la bouche.
C’était ridicule, on est sûrement passées pour des connes devant tout le monde, mais le reste du Troupeau a tout de même fait la queue pour avoir chacune son patin.

Nous étions saoules plus que de raison et quand, sous la table, Aïcha a frotté le plat de sa main contre mon entrejambe, je me suis laissée faire, même si, bien sûr, c’est quelqu'un d’autre qui occupait toutes mes pensées. J’avais follement besoin d’amour et de tendresse, alors, quand elle a baissé la braguette de mon pantalon, je n’ai rien dit et je l’ai embrassée encore plus fort. Les deux doigts qu’elle y a introduits ont difficilement passé le pan de la culotte pour venir caresser mon bouton et entamer une délicieuse caresse. Personne n’a rien remarqué jusqu’à ce que je râle de plaisir. Alors toutes, autour de moi, ont compris que j’étais en train de jouir sous la main experte de la jolie maghrébine. Pauline, qui n’était qu’à quelques mètres, mais que la musique devait empêcher d’entendre, n’a sans doute rien soupçonné. De toute façon, mes amies lui faisaient involontairement un mur de leurs fesses et de leur dos. Je sais, je n’avais aucun compte à lui rendre mais ça m’aurait gênée qu’elle assiste à cela.

Nous étions désormais dans la dernière demi-heure de la soirée quand Delphine m’a dit un truc à l’oreille :

« Quoi que je fasse, laisse-moi faire, tu me le promets ? »

Depuis qu’elle était revenue, Delphine avait relevé ma vie, je ne me suis pas sentie le courage de lui dire non, même si je sentais venir un coup tordu.

« Promis ! »

Et elle a été voir Pauline et lui a proposé d’aller fumer une cigarette.
Et c’est, les yeux exorbités, que j’ai regardé les deux filles monter au premier étage...
Je n’ai su que longtemps après ce qu’elles se sont dit, mais elle sont redescendues la main dans la main.

Un premier slow venait de retentir dans les haut-parleurs quand Delphine a été voir le DJ. Comme par hasard, une chanson que Pauline et moi adorions a démarré quelques minutes plus tard.
http://www.youtube.com/watch?v=3kRSb7Y3t6M

« Oh non, pas ça ! » Ai-je pensé.

Dans la seconde, une main s’est posée sur mon épaule et une voix que je connaissais bien a dit dans mon dos :

« Tu danses ? »

Pauline, télécommandée par ma cousine, se présentait, face à moi.

Je me sentis piégée et je n’avais pas envie de leur faire ce plaisir mais, malgré tout, je ne pouvais pas lui faire cet outrage à elle. Alors j’ai répondu un « oui » immédiat, pour m’éviter de réfléchir. Et puis, à ce moment avancé de la nuit et de mon ivresse, il était dur pour tout le monde de refréner ses envies profondes, moi la première, et ce dont j’avais envie plus que tout, c’était de sa peau.
J’ai mis ma main dans la sienne et l’ai emmenée sur la piste de danse.

La tête sur l’épaule, nous avons vogué au rythme de « I found », de Amber Run.

« Ça ne change rien entre nous, c’est bien compris ? Ce soir, c’est une parenthèse !
– Oui, mon amour !
– Ne m’appelle pas comme ça !
– Tu préfères, ma Charlotte en sucre ?
– Oh tais-toi... ! »

Que j’étais bien dans ses bras, terriblement bien, et Pauline le sentait.
Plus les secondes s’égrainaient sur cette mélodie qui était notre chanson, plus je me sentais portée vers cette femme que j’aimais de tout mon cœur mais qui m’avait fait du mal. Malgré moi, mon étreinte était plus forte, mon corps ne m’obéissait plus vraiment et je me lovais littéralement contre elle.

Soudain, elle a déposé un doux baiser sur mon cou. C’était insupportable de tendresse, je voulais hurler et m’enfuir, mais je n’en avais pas la force. Je n’avais plus qu’une envie : être sa poupée.

« Je t’aime, Charlotte !
– Je t’aime aussi mais je n’arrive pas à oublier ! J’aimerais n’en avoir rien à foutre, mais je n’y arrive pas ! Dès que je ferme les yeux, je te vois lui bouffant la chatte et avaler son jus !
– Tu sais, je me suis brossé les dents depuis... ! »

J’ai pouffé sous sa boutade. Le robinet s’est ouvert en moi et tous les sentiments négatifs se sont envolés.
La serrant de plus en plus fort, avec un reste de sourire, j’ai caressé son épaule de ma joue puis levé la tête pour lui tendre les lèvres en disant:

« Pauvre conne, embrasse-moi ! »

Tandis que sa langue entrait en moi, tous les regards étaient posés sur nous et les deux tablées souriaient à s’en décrocher la mâchoire.

« T’as vu comme t’es bien dans mes bras ?
– Tais-toi..., laisse-moi profiter... ! »

J’ai vécu deux minutes de bonheur total avec la fille que j’aimais sans doute plus que ma vie et dont je sentais les larmes couler sur la joue.

Puis la musique s’est arrêtée et les lumières crues ont inondé la salle, mais nous sommes restées comme ça, enlacées sur la piste qui se vidait autour de nous.

J’ai regardé Pauline et lui ai dit :

« Ecoute, rien n’est réglé entre nous, loin de là, et ne crois pas que tu m’as récupérée, je reste sur mes positions !
.. Et puis tu l’as bien vu, ma vie a changé, sexuellement, tout au moins !
.. Mais je pense que tu as raison, il faut vraiment parler, les yeux dans les yeux !
.. Je t’appellerais lundi, demain soir, peut-être, si je ne suis pas trop amochée, ça marche ?
– Tout ce que tu veux, mon amour !
– Ok, à demain !
– À demain, mon cœur !
.. Tu m’aimes ? »

Je la regardai. Elle ne méritait pas que je le lui dise... Encore... Une troisième fois...
Mais ces mots-là se sont tout de même arrachés à ma bouche et je les lui ai jetés comme une caresse.

Un long baiser passionné, violent, presque une morsure, et nous sommes retournées, chacune à notre table, rassembler les troupes. On ne trouvait plus Magali. On avait remarqué toute la soirée qu’elle buvait deux verres quand nous on n’en buvait qu’un. Elle nous avait roulé de monstrueux patin baveux et elle avait également embrassé six ou sept garçons en dansant pendant les quatre heures que nous avions passées dans les lieux. C’est finalement Malika qui l’a retrouvée dehors avec trois mecs qui tentaient de l’embobiner pour l’emmener Dieu sait où. Ça a un peu chauffé, des noms d’oiseaux ont été prononcés, mais les videurs, prenant notre parti, ont vite remis de l’ordre.

Nous sommes allées chez Virginie dont les parents, une nouvelle fois, étaient partis en vadrouille pour le week-end. Le frangin, quinze ans, avait eu interdiction de mettre les pieds à la maison et reçu l’ordre impératif d’appeler si par malheur il devait passer à la baraque. Il passait la nuit chez un pote.

Malgré nos petits flirts avec les nouvelles lors de cette virée en ville, on est rentrées toutes les six ensemble, refusant quelques propositions sucrées. On ne se l’était pas dit, mais on espérait toutes quelque chose avec Magali, notre grande prêtresse, notre muse.

À peine rentrées, on l’a foutue sous la douche et on l’a frottée de partout sous l’eau chaude. Elle était toute contente d’avoir tant d’attentions.

« Oh mes petites chéries, comme vous me comblez, je vous aime toutes très fort !
.. Je sais ce que vous voulez, mes petites coquines… !
.. Oh les vilaines petites cochonnes… ! »

Et elle riait, elle riait, tandis que nous lui tartinions le corps de savon.

Quelques mains anonymes ont osé se montrer un peu plus pressantes et câlines et le retour de flamme a été conséquent.

« Ah mes enfants, que c’est bon d’être aimée par vous, je serais votre maman goudou !
.. Apprenez-moi tout ce que vous savez et que j’ignore encore ! »

On s’est toutes regardées avec du vice dans les yeux, on l’a séchée à l’arrache et on l’a embarquée vite fait dans le salon où les coussins avaient retrouvé leur place par terre, puis on a attaqué sa formation.
Ça s’est vraiment bien passé, mais dans le fond, les parties à plus de trois, ce n’était pas notre truc, ça faisait trop viande et on était quand même très romantiques…

Et bien sûr, oui, Valérie a eu droit à son pipi !

Nous sommes, ensuite, montées nous coucher hilares et contentes et nous nous sommes aplaties comme des crêpes dans les plumards, il était 7 heures du matin. Delphine m’a fait l’amour, puis nous nous sommes endormies dans la foulée.
À 15 h, tout le monde était réveillé, la bouche pâteuse et avec la gueule de bois.

On a fait le bilan de la soirée. C’était très positif. On avait pris les numéros des quatre filles et certaines avaient déjà des rencards pour la semaine qui arrivait.
Mais vite, on n’a parlé que de Pauline.
L’avis général était unanime, il fallait que je la reprenne, mais sans fidélité, afin que nos jeux continuent.
Magali a proposé de tout simplement l’inclure à notre groupe, après une petite épreuve de passage, ça semblait en effet être une bonne solution.
Pour la discussion que j’allais avoir, nous avons décidé que je pouvais faire des bisous mais elles ne m’ont pas trop conseillé d’accepter un rapport sexuel, bien qu’elles m’aient laissé mon libre arbitre. Si je pouvais l’amener à rencontrer le Troupeau au plus vite, ça serait bien, disaient-elle. J’ai accepté, mais en leur faisant promettre de ne rien lui reprocher.

Les parents de Virginie puis son petit frère sont rentrés en fin d’après-midi.
Ils nous ont gardées toutes les six à bouffer et nous avons fait la connerie d’accepter un petit apéritif, nous avons fini le repas, démontées.

Quand nous sommes rentrées chez mes parents, Delphine et moi, vers 22 h, ma mère m’a accueilli avec une gifle.
Dans le fond, j’ai entendu mon père, la voix assez avinée :

« Ah ben, heureusement que t’as dit que t’allais l’entreprendre cool !
– Ké qui ya ? ? ? ? Ai-je dit, anesthésiée, ayant à peine senti la claque.
– Cochonnes, on m’a raconté ce que vous avez fait en boîte cette nuit, toutes, tout votre Troupeau ! ! ! ! »

Je l’ai regardée sans surprise, dans l’état dans lequel j’étais, c’était une non-information.

« Et ben, comme ça au moins, tu le sais, maintenant, que ta fille est gouine ! » Ai-je répondu placidement.

Ça a séché ma mère, elle n’a plus su quoi me dire, ni faire, elle m’a regardée faire le tour d’elle, la main de ma cousine toujours dans la mienne, puis partir vers ma chambre. J’étais crevée, je voulais juste parler à Pauline, puis dormir. Le reste, je n’en avais rien à foutre.

« J’exige des explications ma fille ! » A-t-elle relancé sur un ton bien plus doux.

Putain, elle allait me gonfler longtemps ? ? ?

Je me suis avancée vers elle, on aurait dit Rocky 3, les yeux à quelques centimètres des siens.

« Des explications ? Ok ! Alors, voilà Maman, je n’aime pas les garçons, j’aime les filles, je bouffe des minous et j’adore ça, je me ré-ga-le, miam miam miam miam miam ! C’est suffisamment clair ? »

Mon haleine puait l’alcool, mais elle n’a pas soulevé ce point, elle semblait effrayée.

« Mais..., enfin ma chérie..., on m’a dit une dizaine... !
– Ouais, ça doit être ça... !
.. C’est qui qu’a bavé ?
– Romain, il vous a vues !
– Pffff, même pas solidaire la tapette ! »

Et puis, j’ai eu un petit éclair de lucidité. J’ai gentiment souri à ma mère et lui ai dit :

« Maman, je suis très heureuse, ma vie est géniale, sois au moins contente pour ça... ! »

Son visage s’est transfiguré et elle m’a souri.

« Ma fille, tu es l’enfant de l’amour... ! »

L’affaire était close...

« Bonne nuit, Maman !
.. Bonne nuit Papa ! ! ! ! » Ai-je ajouté, en faisant un petit signe de la main à mon père qui, encastré dans le canapé en sirotant une petite bière, avait lâchement laissé ma mère me demander des comptes.

Dans mon lit, tandis que Delphine, à moitié endormie, me mordillait les nichons, j’ai envoyé un SMS à Pauline :

< Morte de fatigue, vais me coucher ! On m’a vue en boîte et dit à mes parents ! Bien passé ! Demain midi, où tu veux, c’est bon ? >

La réponse est arrivée trois minutes plus tard.

< Demain midi, au bar de la Mairie ! Ok ? Super pour tes parents ! JTM >
< Oui, c’est OK, bar de la Mairie, midi ! Bisous ! >
< Bisous ! JTM >

J’ai été surprise qu’elle ne m’ait pas proposé d’aller chez elle, ses parents n’étaient en général pas là le midi et ils m’aimaient bien. Ça m’a semblé bizarre, très bizarre.

À travers le mur, j’entendais ma mère gémir sous les coups de reins de mon père...

Nous nous sommes endormies immédiatement et avons convenablement cuvé notre week-end.

Le réveil sous la langue de ma cousine a été doux.

Nous sommes allées rejoindre le Troupeau dans le petit appartement de Magali. Après quelques soupes de langues, je me suis rendue à la place de la Mairie et je suis entrée dans le bar.

Pauline était déjà là, sur une banquette dans le fond.

« Bonjour... !
– Bonjour mon cœur ! »

Je lui ai fait une espèce de bise à la con, un truc baveux qui ressemblait à un smack tout en restant discret, ce qui a fait passer une décharge électrique entre nous, puis je me suis assise en face d’elle.

Elle était sublime, elle portait un short mi long blanc qui lui moulait les hanches et un petit caraco noir.

« Tu as fondu...., tu as fait un régime ?
– Non, c’est la dépression, j’avais presque cessé de me nourrir, j’ai passé presque tout juillet chez les fous et je suis désormais suivie par un psychiatre !
.. Mais là, ça va mieux, j’ai déjà repris cinq kilos ! »

J’ai pris une tarte immense dans la face en entendant ces mots-là.
Jamais, au grand jamais, je n’aurais voulu que ça aille si loin. Je ne voulais pas qu’elle souffre, juste qu’elle sorte de ma vie, c’était la seule cause de mon silence.
Et là je me suis sentie minable, minable et coupable.

À SUIVRE

Ripoulejo


Dernière édition par Ripoulejo le Mer 23 Nov - 21:55 (2016); édité 2 fois
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NatAli


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MessagePosté le: Mer 23 Nov - 15:40 (2016)    Sujet du message: Entre cousines / Ripoulejo Répondre en citant

Ouahouuuu que cette histoire est bien menée... on en redemande !

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Sven


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MessagePosté le: Mer 23 Nov - 16:06 (2016)    Sujet du message: Entre cousines / Ripoulejo Répondre en citant

mmmmmmmmmmmmmmmmmm quelle histoire fantastique, on attend des retrouvailles émues et sensuelles entre ces 2 amantes.... et qui sait si Charlotte ne va pas arriver à convertir sa maman par la suite ?
Merci Ripoulejo pour toutes ces merveilleuses histoires
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Il n'y a rien de sale entre 2 adultes, propres et consentants (euh.. 2 ou plus ;-)


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MessagePosté le: Jeu 24 Nov - 08:46 (2016)    Sujet du message: Entre cousines / Ripoulejo Répondre en citant

Tu nous fais entrer dans un monde où dépit, envie, tristesse et amour se côtoient dans un érotisme torride !
_________________
Je suis passionné de rapports incestueux mère-fille et j'aimerais correspondre à ce sujet !

Mon blog : redflag44.tumblr.com


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